Octobre 2018

Chris Michaud est major dans les forces de réserve de l’armée de terre à l’Î.-P.-É.  Être dans la réserve lui a permis d’accroître ses capacités de leadership.

«Le Régiment de l’Île-du-Prince-Édouard, curieusement, est encore très peu connu.  Il y a encore une bonne partie de la population qui ne sait même pas que nous existons.  Dans ce contexte, recruter de nouveaux membres est parfois difficile», a indiqué le Major Christophe Michaud.

Le samedi 29 septembre, le Régiment de l’Île-du-Prince-Édouard a tenu une journée porte ouverte au Parc Victoria, pour que le public puisse voir les militaires en action, l’équipement et même, faire des tours dans un véhicule de reconnaissance blindé, en plus de se renseigner sur les emplois disponibles.

«Nous cherchons toujours à augmenter nos effectifs pour bien fonctionner.  C’était une belle journée, et je pense que les gens ont bien aimé cela», a indiqué le Major.

Chris Michaud s’est joint à la Réserve en 2010.   «Je n’y connaissais absolument rien, je savais juste que je cherchais un défi et je l’ai trouvé.  Je cherchais à ce moment-là à acquérir de l’expérience en supervision du personnel dans mon emploi civil, mais c’était difficile d’avoir la permission de suivre les formations offertes par la fonction publique.  Presque 10 ans plus tard, je peux dire que si j’ai réussi à accéder à des postes de leadership au ministère d’Anciens Combattants où je travaille, c’est en grande partie grâce à l’expérience acquise en tant que membre des Forces armées canadiennes».

Un emploi dans la Force de réserve est avant tout un emploi pour lequel il faut postuler et être embauché.  La citoyenneté, l’âge, et le niveau de scolarité d’un candidat potentiel sont les critères de base pour déterminer un niveau d’entrée : soldat ou officier, ce qui déterminera, entre autres, la formation à suivre et le salaire journalier.  «J’ai commencé au grade d’élève officier.  J’ai suivi la formation de base obligatoire et graduellement, j’ai suivi d’autres formations pour monter en grade.  La formation pour devenir major était très intensive.  Il faut être motivé pour suivre et réussir cette formation, surtout quand on a un travail à temps plein et une famille.  Ma femme est réserviste également, et nous avons suivi la formation en même temps, ce qui a nécessité une coordination importante dans la maison».

Tout réserviste doit obligatoirement suivre la formation de base : apprendre à marcher en rang, comprendre les consignes et le vocabulaire spécifique, comprendre en quoi consistent l’employeur et l’emploi, apprendre l’entretien des bottes et de l’uniforme, apprendre à tirer et à entretenir une arme, etc.

«On demande aux membres de la Force de réserve de consacrer une soirée par semaine et une fin de semaine par mois aux activités du Régiment.  Et il y a des périodes de formation intensive sur de plus longues périodes de temps à autre.  Un bon nombre d’employeurs voient ce que cette formation peut apporter à leur employé, et à l’entreprise.  Mais d’autres sont plus réticents.  Nous aidons nos membres à trouver les arguments pour convaincre les employeurs.  Pour ma part, j’ai obtenu des congés sans solde de 12 semaines de mon employeur pour suivre ma première formation d’officier.  Ça m’a été très bénéfique, ainsi qu’à mon employeur, je pense».

Le régiment de l’Î.-P.-É., même s’il n’est pas très connu, est peut-être le plus connu des trois unités de la Force de réserve à l’Île, en partie à cause des exercices menés sur l’Île avec ses véhicules, et les cérémonies impliquant sa fanfare.  La fonction du régiment dans l’ensemble de l’armée de terre est liée aux missions de reconnaissance blindée.

«Diriger un équipage d’un véhicule de reconnaissance blindé est une compétence qui peut paraître inutile au quotidien d’un civil, mais au contraire, on apprend à communiquer clairement et à la bonne personne ce qu’il faut faire.  On apprend à travailler en équipe, se fier les uns aux autres et à se faire confiance, afin d’accomplir une tâche.  Ce sont des compétences utiles dans notre société», a commenté le major Michaud.

Christophe Michaud est natif de Montréal.  Jeune homme, bilingue, il est arrivé à Charlottetown en 1993.  Il est entré à UPEI en 1994 pour un baccalauréat avec un double majeur en anglais et en français, suivi d’un baccalauréat en éducation.  Il a travaillé un an à l’école François-Buote, un an à l’école Évangéline et deux ans à Birchwood, avant d’entrer dans la fonction publique fédérale en 2005, par le centre fiscal de l’Île-du-Prince-Édouard.  De là, il est entré à Anciens Combattants Canada.


Le régiment de l’Î.-P.-É. aimerait augmenter ses effectifs. 



- Par Jacinthe Laforest

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