Janvier 2018

Chantelle DesRoches technologiste au laboratoire de l’hôpital Queen Elizabeth.


Chantelle DesRoches a obtenu son diplôme de l’école François-Buote en 2011.  Moins de sept ans plus tard, elle est bien installée dans un poste permanent de technologiste de laboratoire à l’hôpital Queen Elizabeth à Charlottetown, et elle se voit très bien travailler dans ce domaine jusqu’à la retraite.

«Quand j’étais à l’école secondaire, j’aimais la chimie, les sciences et les classes de laboratoire.  J’ai d’abord pensé à devenir vétérinaire, mais après une visite au Collège vétérinaire, j’ai changé d’idée.  L’idée d’opérer des animaux ne me plaisait pas vraiment.  Je me suis inscrite en chimie à l’Université de Moncton, mais rendue à la graduation, j’ai eu un doute.  J’ai consulté attentivement le répertoire des cours et programmes et le programme de technologiste de laboratoire, articulé avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, m’est tombé dans l’œil».

Un programme articulé entre deux institutions d’enseignement de niveaux différents présente des avantages.  À la fin de ses études, Chantelle avait en poche un diplôme collégial et une solide formation technique, en plus d’un baccalauréat universitaire, ce qui est souvent un prérequis sur le marché du travail.

«On peut agencer notre bac articulé de plusieurs façons.  Moi, j’ai choisi de faire ma première année et ma quatrième année universitaire durant mes deux premières années d’études, et de poursuivre avec les deux années collégiales.  J’ai obtenu mon diplôme collégial en 2015 et j’ai commencé à travailler au laboratoire de l’hôpital presque tout de suite, pour remplacer un congé de maternité.  Durant cette première année de travail, j’ai suivi le cours universitaire qu’il me manquait et j’ai complété mon baccalauréat.  Puis, un poste permanent s’est libéré par un départ à la retraite.  J’ai postulé et je l’ai eu.  Et je suis ici depuis».

Chantelle DesRoches aime beaucoup son travail.  «Je voulais travailler dans un labo où mon travail a un impact direct sur la santé des gens.  J’aurais pu travailler dans un laboratoire privé, ou en recherche, mais j’aime savoir que mon travail aide des personnes à aller mieux maintenant, et pas seulement dans 20 ans».

Chantelle fait un travail qui demande un très haut degré de minutie et de professionnalisme, pour lequel elle estime avoir été bien préparée.  «Les études étaient très exigeantes.  Les exercices de laboratoire, les examens, les cours, les stages, les devoirs, c’était beaucoup, mais il faut comprendre que dans notre travail, il n’y a pas de marge d’erreur.  On ne peut pas donner des résultats approximatifs.  Les médecins comptent sur nous pour prescrire des traitements, pour régler des doses de médicaments.  Si on fait mal notre travail, on peut faire beaucoup de dommage», rappelle Chantelle DesRoches.

Dans un laboratoire d’hôpital, il y a plusieurs départements comme la banque de sang pour les transfusions, la microbiologie, l’histologie; la biochimie et l’hématologie.  Chantelle DesRoches travaille dans ce dernier département, une section qui fonctionne 24 heures sur 24, sept jours par semaine.

L’hématologie concerne l’étude du sang.  Les taux de globules rouges, de globules blancs, les signes d’anémie et d’infection, les lymphomes, la malaria, l’hémoglobine glyquée (liée au diabète de type 2) et une foule d’autres tests.

Chaque département a sa spécialité, et son propre horaire.  «Il y a 13 postes dans notre département et présentement, il y a cinq postes à pourvoir.  Nous sommes donc huit pour faire le travail de 13 personnes.  Nos horaires ont été chamboulés, pour assurer que le laboratoire fonctionne bien.  Il y a des pénuries dans ce domaine partout au Canada, pour les technologistes et aussi pour les aides-technologistes».

Grâce à sa formation, Chantelle pourrait travailler dans n’importe lequel des départements mentionnés plus haut.  «C’est une des raisons pour lesquelles je pense travailler ici toute ma vie.  Selon les opportunités qui vont se présenter, je vais pouvoir changer d’emploi et de routine à l’intérieur du laboratoire, et continuer de contribuer activement à la santé des gens».

Le travail de laboratoire demande de la concentration, mais il n’est pas nécessairement dur physiquement.  D’ailleurs, deux des technologistes ayant pris leur retraite au cours des récentes années, incluant celui que Chantelle a remplacé, ont accepté de revenir au travail de façon occasionnelle sur appel.  Ils travaillent régulièrement.

En plus de son travail à l’intérieur du laboratoire, Chantelle DesRoches peut aussi être appelée à se rendre auprès des patients pour prendre des échantillons sanguins.  «Ça fait partie de notre formation et de notre travail», a-t-elle insisté.

Chantelle DesRoches a fait toute sa scolarité en français et la totalité de ses études postsecondaires s’est aussi faite en français.  «Ça ne m’a jamais dérangée, du point de vue professionnel.  Les termes techniques sont très semblables et maintenant, je suis habituée et mes collègues aussi».

- Par Jacinthe Laforest

La Voie de l’emploi en images

VE CodyClintonvideogames
Cody Clinton video games
VE connection2employment
Connection 2 employment
VE damedeetsy
Dame de Etsy