Janvier 2021

Lisa Theriault, nouvelle directrice générale de this town is small.  Bilingue, elle prévoit  faire des collaboration avec la communauté francophone.


Depuis 10 ans, l’organisme «this town is small» permet à des artistes visuels de l’Île-du-Prince-Édouard d’accéder à un statut professionnel. «Pour un artiste visuel, accéder au statut professionnel n’est pas facile.  En général, il faut avoir reçu une formation spécialisée dans son domaine (pas nécessairement dans un établissement d’enseignement); être reconnu comme tel par ses pairs (artistes de la même tradition artistique); consacrer plus de temps à sa pratique artistique, si sa situation financière le lui permet; et avoir déjà présenté des œuvres en public». 

Une fois cela dit, Lisa Theriault, directrice de this town is small depuis décembre dernier, évoque l’histoire de l’œuf et de la poule, surtout en ce qui a trait au dernier critère.  Pour avoir une exposition professionnelle, on doit avoir une reconnaissance de ses pairs et une crédibilité et pour avoir une reconnaissance et une crédibilité, il faut des expositions. 

«Nous, à this town is small, nousgérons trois espaces d’exposition à Charlottetown.  Les artistes visuels que nous sélectionnons reçoivent un cachet, ce qui certifie leur statut d’artiste professionnel.  Ils peuvent alors plus facilement accéder à des subventions de soutien à la création, par exemple, du Conseil des arts du Canada, et se faire connaître», dit Lisa Theriault.  Les trois lieux d’exposition sont la galerie de la Guilde des arts, la galerie du Marché des fermiers sur Belvedere (small town market gallery), et Receiver Coffee sur Victoria Row. 

L’année 2020 a été difficile pour les artistes de la scène, mais aussi, pour les artistes visuels, qui ont été privés d’occasions de montrer leurs œuvres et de public pour les voir.  «Nous n’avons pas pu tenir nos résidences d’artistes en 2020, mais nous espérons qu’en 2021, nous pourrons à nouveau recevoir des soumissions d’artistes intéressés à faire des projets.  Ce sont des résidences pour lesquelles les artistes reçoivent un cachet et encore là, cela les aide à constituer leur portfolio professionnel».

Le bureau de this town is small est situé au 171 de la rue Great George.  Située entre le commerce du 173 et le commerce du 169, la porte qui donne sur le centre d’artistes autogéré «The Vessel» passe facilement inaperçue.  Un escalier étroit mène au deuxième, puis au troisième étages occupés non seulement par Lisa Theriault, mais aussi par plusieurs artistes qui louent dans ce «Vessel», un espace de création. 

This town is small est un organisme qui valorise la collaboration et qui partage volontiers avec d’autres les crédits dans l’organisation d’événements.  Les quatre mots apparaissent à côté d’une impressionnante liste de partenaires, faisant sa part pour multiplier les opportunités pour les artistes visuels, incluant des formations.  Plus tôt, en janvier, this town is small a organisé une formation pour savoir comment rédiger une courte biographie professionnelle, et comment formuler sa démarche d’artiste.  On appelle «démarche artistique» un court texte qui explique le cheminement, les intentions, les objectifs de création et de production de l’artiste.  En tant que complément aux autres documents, la démarche ne doit pas être un élément de répétition, mais doit permettre d’apporter un éclairage neuf sur une carrière. 

Formation, collaboration et accompagnement


La «démarche artistique» permet d’expliquer les motivations profondes en regard de ses passions pour un médium, poursuite d’acquis techniques et de la recherche pure.  De plus, elle permet de démontrer l’originalité du travail d’un artiste, c’est-à-dire ce qui le distingue des autres.

«Quand on demande des subventions, quand on fait une proposition de projets, il faut savoir se présenter.  Il y a des codes à respecter.  C’était une formation en ligne et j’invite les artistes à visiter notre site Web pour les formations suivantes et les appels de propositions que nous publions régulièrement.  https://thistownissmall.com». 

Native de Charlottetown, la jeune femme, elle-même artiste visuelle, vivait depuis plusieurs années à Montréal lorsqu’elle a pris connaissance de l’offre d’emploi de directrice de l’organisme.  «J’avais envie de revenir vivre à l’Île et quand j’ai eu le poste, j’ai entrepris les démarches pour revenir ici.  Il y a beaucoup d’artistes à l’Île. 
C’est un excellent lieu pour créer.  Pour vendre ses œuvres, c’est plus difficile».

Porte d’entrée pour artistes pré-émergents

Peake Street Sudio est un collectif dont la création remonte à 2005.  Comptant au départ 10 artistes qui exposaient leurs travaux récents dans l’ancien garage d’une maison privée, le collectif compte aujourd’hui quelque 165 artistes, surtout des artistes établis et émergents, mais qui fait aussi une place aux artistes pré-émergents, en organisant des expositions non jugées.  Depuis 2013, ce collectif est abrité sous le parapluie de this town is small.  Cette collaboration a permis au collectif d’élargir son mandat pour aider les artistes émergents et pré-émergents à rédiger leurs soumissions aux appels de propositions publiés par this town is small Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par Facebook.

À this town is small, on utilise aussi la définition de l’UNESCO d’un artiste comme étant «une personne qui crée ou participe par son interprétation à la création ou à la recréation d’œuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue, en tant qu’artiste, qu’elle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque».

- Jacinthe Laforest

La Voie de l’emploi en images

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