Novembre 2020



Gilbert Arsenault est en 12e année à l’École Évangéline.  Depuis qu’il est tout jeune, on le voit sur les scènes de musique traditionnelle avec son violon : discret, calme et fiable, ayant sa place parmi des musiciens plus expérimentés.  Un apprentissage à 360 degrés pour un jeune qui veut apprendre.  Avec le temps, il a acquis une conscience de sa valeur comme musicien, en toute modestie, et ça l’aide à négocier ses tarifs. 

«Ce n’est jamais pareil.  Parfois, c’est moi qui suggère un prix, et parfois, on me fait une offre.  Pour suggérer un prix, je prends en compte le type de concert, le temps de jeu, le transport, le prix du billet, le nombre de personnes, la grosseur de l’entreprise, etc.  En général, les gens respectent mes tarifs, parfois ils me donnent plus parce qu’ils estiment que je le mérite.  Rarement, ils me donnent moins.  C’est peut-être parce que je suis jeune, je ne sais pas».

Lorsqu’un organisateur de spectacle fait une offre, Gilbert Arsenault se permet de négocier.  «C’est drôle à dire, mais je sais que je suis un des seuls jeunes violoneux de l’Île et je prends ça en compte pour négocier.  Ça ajoute une valeur à ma performance, surtout si quelqu’un cherche un jeune violoneux».

Sans aucune prétention, Gilbert Arsenault sait ce qu’il vaut comme musicien.  Et il sait aussi que la musique va rester pour lui un «à côté».  «Je ne veux pas devenir un musicien professionnel.  L’aspect business de l’affaire ne m’intéresse pas.  Je fais mes contrats, je prends mes paiements, je les dépose à la caisse et ça finit là.  Je n’ai jamais eu l’intention de créer une entreprise autour de ma musique.  Mais c’est certain que la musique est une grande passion pour moi.  Cet été, s’il n’y avait pas eu la COVID, je serais allé en France.  J’ai été invité au Festival du voyageur à Winnipeg.  Et j’aimerais y aller, mais pour moi, ce sont mes études en physique et sciences pures à l’Université McGill qui vont être ma priorité pour les prochaines années».

Se qualifier de leader serait prétentieux

Gilbert Arsenault ne se voit pas comme un leader.  «Je trouve ça prétentieux de se dire leader… j’aime mieux être un membre du groupe que d’être celui qui mène le groupe.  Par contre, je me suis inscrit au programme “Faut que ça grouille” parce que j’aime améliorer les choses autour de moi et j’aime apprendre.  En plus, je me suis porté volontaire pour un programme de formation sur la sécurité au travail.  Nous sommes deux dans l’école.  Nous allons recevoir de la formation pour sensibiliser nos collègues de classe à l’importance de respecter les consignes de sécurité au travail.  Je pense que ce sera intéressant.  Je vais apprendre et en même temps, contribuer.  Je pense que c’est ce genre de leader que je serais.  Je n’aime pas mener.  J’aime savoir ce que les gens pensent, j’aime apprendre.  Je pense que j’ai l’esprit ouvert», dit le jeune homme, qui est aussi vice-président de sa classe de 12e année. 

En septembre 2021, Gilbert entreprendra ses études en sciences pures et en physique.  «Je ne sais pas encore vers quoi je vais me diriger, l’astrophysique ou la physique quantique.  Mais je sais que je vais travailler dans un domaine comme ça, dans la recherche.  Je suis passionné de sciences, je lis tout ce qui concerne les découvertes en physique.  Çame passionne depuis longtemps.  Je ne connais pas de nombreux jeunes qui vont dans cette direction donc, je suppose que je suis un leader de cette façon».

Peu importe la liste des styles de leadership qui est consultée, le «Leadership participatif» en fait partie.  Le leader participatif va mettre en avant l’intelligence collective.  Il va demander l’avis de chacun de ses collaborateurs, laissant ainsi place à une grande créativité, aux remue-méninges, à la capacité d’innovation de chacun.


Ce type de leadership permet à chacun de s’exprimer et donc de se sentir valoriser ce qui entraîne une énergie positive dans l’équipe surtout sur le long terme.

A contrario, ce leadership trouve ses limites lorsqu’il faut trancher rapidement sur une décision, par exemple en cas de crise ou de situation d’urgence.

- Jacinthe Laforest

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