Mai/Juin 2017

Pamela Stewart (au centre) est la responsable des services à l’emploi à Inclusions East à Montague.À gauche, on voit Kim MacLennan, coordonnatrice des services aux clients.

L’inclusion est le résultat de tous les efforts pour augmenter l’autonomie et la participation en société des personnes ayant des limites physiques ou mentales.  À Montague, Inclusions East, est un organisme qui, s’il disparaissait, laisserait un grand vide.  

«Inclusions East est un organisme qui comporte deux volets très importants dans la vie de toute personne, et en particulier dans la vie de personnes ayant des limites: le travail et le logement», explique Pamela Stewart.

Inclusions East est propriétaire du centre Kingswood.   C’est un centre de jour où l’activité tourne autour d’une boulangerie, et d’un atelier de menuiserie.  

«Nous avons 28 clients, en ce moment, et il y a une longue liste d’attente.  Un client qui répond à nos critères et qui obtient une place va d’abord passer un certain temps en apprentissage.  La longueur de l’apprentissage varie beaucoup d’une personne à l’autre.  Lorsque le client a des compétences suffisantes, il peut rester à notre boulangerie, mais il peut aussi décider d’aller travailler ailleurs», explique Pamela Stewart.  

La boulangerie vend ses produits localement et peut aussi, à l’occasion, remplir des commandes pour des groupes, comme un traiteur le ferait.  

Dans une autre partie du centre Kingswood, qui existe depuis 41 ans, il y a un atelier de formation en menuiserie.  Là encore, les clients passent du temps en formation, tout en remplissant des contrats.  Par exemple, la ville de Montague commande régulièrement des bancs de parc.  D’autres entrepreneurs, incluant l’entreprise viticole Rossignol, commande des boîtes de bois pour les bouteilles de vin.  Et ce ne sont que quelques exemples.   

Un des grands défis des personnes ayant des limites physiques ou mentales est le logement adapté.  Inclusions East répond en partie à ce grand besoin, grâce à ses cinq maisons où les locataires vivent de manière semi-autonome.  

«Inclusions East a ajouté trois résidences à son réseau, dans les deux dernières années.  C’est un très grand besoin pour notre communauté.  Tout le monde a besoin d’un logement approprié et d’un travail pour avoir une bonne qualité de vie et vivre dans ladignité.  Certaines personnes ont plus de difficultés que d’autres à obtenir cela, mais cela ne veut pas dire qu’elles n’y ont pas droit aussi», assure Pamela Stewart.  

Inclusions East est un organisme sans buts lucratifs.  Un certain nombre de fournisseurs de services facilitant l’inclusion sont dans cette catégorie, mais il y a d’autres modèles d’affaires.  À Charlottetown, on trouve l’entreprise privée K&K Quality Care LTD, dont la fondatrice et propriétaire est Kathy Ward Doucette.  

Dans cette entreprise, située dans le quartier Brighton, les quelque 20 à 25 clients réguliers sont entourés de professionnels qui leur assurent l’encadrement nécessaire pour leur permettre de gagner de la confiance, de développer un réseau social enrichissant.  

«Nous sommes cinq employés, tous formés dans des domaines reliés aux services à la personne.  D’ailleurs, nous sommes un des endroits à Charlottetown où les étudiants au programme de Service à la personne de Holland College peuvent faire leur stage d’étude», explique Ross Reid, qui est spécialisé en éducation des adultes et qui travaille chez K&K depuis 17 ans.  

À Summerside, le Conseil des personnes ayant un handicap offre une grande variété de services pour faciliter l’inclusion en général, et en particulier sur le marché du travail.  

«Nous offrons des services d’encadrement pour aider les personnes à surmonter les barrières et à s’intégrer sur le marché du travail.  Par exemple, ne pas être capable de rester debout très longtemps est une barrière à l’emploi.  Tout dépend des besoins de la personne et d’où elle est rendue dans son cheminement.  Nous évaluons ses besoins en formation, en recherche d’emplois, tout en tenant compte de ses limites», explique Devon Broome, spécialiste en emploi du PEI Council of People with Disabilities à Summerside.  

Le conseil des personnes ayant un handicap (C of D en anglais), offre aussi une aide financière qui paie 50 % d’un salaire maximum de 22 $ de l’heure, qui peut aller jus-qu’à six mois, et qui, idéalement se poursuit après que la subvention arrive à terme.  

«Je visite souvent des employeurs pour les sensibiliser au fait que certaines tâches dans leur entreprise ou organisme pourraient facilement être réalisées par une personne ayant des limites.  Certains le voient tout de suite.  Ils deviennent alors des partenaires très valables.  Tout le monde a besoin de se sentir utile et de se réaliser à son potentiel», a conclut Devon Broome.


Devon Broome et Kerry Duggan du Conseil des personnes ayant des handicaps.


Ross Reid et Matt Youland, deux employés de K&K Quality Care, s’entretiennent avec Michelle Pineau.  Cette dernière s’intéresse particulièrement aux services offerts aux personnes autistes.

- Par Jacinthe Laforest

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