Novembre 2017

Tanya Gallant a fondé Cameleon Productions il y a environ six ans.  Elle cultive la confiance et facilite l’adaptation au changement.   

Tanya Gallant, native de Cap-Egmont, dans la région Évangéline, est la propriétaire et la seule employée, à ce jour, de Cameleon Productions, un nom qui rime avec «solution», au sens propre comme au sens figuré.

«J’ai plusieurs clients que j’accompagne de multiples façons vers leurs objectifs.  J’ai beaucoup de clients qui sont des artistes à différents stades de leur carrière, qui ont besoin d’aide pour canaliser leurs efforts; je travaille aussi avec des organismes, et de plus en plus, avec des organismes francophones.  Ces derniers font appel à moi et à mon expertise surtout lorsqu’ils traversent des périodes de transitions liées au roulement du personnel.  J’aime beaucoup mon travail», raconte Tanya Gallant.

La jeune femme offre à ses clients l’expertise qu’elle a accumulée au cours de ses nombreuses expériences de travail, toujours dans les domaines du développement artistique, de la scène (autant dessus qu’en arrière) et de l’événementiel.

Elle a entre autres été membre du groupe vocal féminin Chiquésa.  Elle a travaillé pendant six années pour les Prix de la musique de la côte Est, une organisation au sein de laquelle elle s’est fait connaître pour son efficacité, sa fiabilité et ses idées.

Puis, elle est partie vivre à Calgary.  Là, elle a travaillé dans l’organisation d’événements dans des secteurs où les ressources financières étaient quasi illimitées.  «Je pouvais faire tout ce que je voulais, ou presque.  Cela a l’air drôle à dire, mais c’est aussi difficile de travailler avec des moyens illimités qu’avec plein de contraintes.  Pour une chose, tu dois fournir un produit, ou un événement, à la hauteur des attentes et des moyens que tu as.  C’est certain que je n’aurai probablement plus jamais accès à des fonds aussi extravagants pour des projets, mais en étant capable de les réaliser, j’ai acquis beaucoup de confiance en moi, et en mes idées».

La fin du séjour de quelques années de Tanya à Calgary a coïncidé avec l’écrasement dans les prix du pétrole.  Elle est revenue à l’Île-du-Prince-Édouard en 2009, avec son mari.

«Au début, à mon retour, j’ai commencé à postuler pour des emplois pour travailler, et j’ai eu des offres, mais je n’étais jamais certaine à 100 % que j’aimerais travailler à temps plein pour tel ou tel employeur.  D’autre part, j’hésitais à refuser des offres d’emplois qui étaient tout de même acceptables.  En même temps, la nouvelle de mon retour à l’Île a circulé, et j’ai commencé à recevoir des offres pour des petits contrats ponctuels.  Ça m’a donné deux choses: une raison pour refuser des emplois stables, et la confirmation que mes compétences avaient de la valeur.  C’est sur cette base que j’ai fondé mon entreprise», a expliqué Tanya Gallant.

Après un bon cinq ans en affaires, Tanya Gallant a accompagné de nombreux clients, tout en apprenant à diriger sa propre entreprise.  «Comme travailleuse autonome, on hésite souvent à refuser des contrats.  On craint que cela affecte nos chances d’avoir d’autres contrats par la suite.  Mais j’ai réalisé que c’est OK de refuser des contrats, soit parce qu’on a besoin de temps pour sa propre entreprise, soit parce qu’on ne se sent pas aligné avec les objectifs du client.  C’est correct.  On accepte que ce ne soit pas le bon moment ou le bon projet et on se concentre sur autre chose», suggère Tanya Gallant.

Au début de sa carrière de propriétaire d’entreprise, Tanya Gallant a profité du programme pour les travailleurs autonomes de Compétences Î.-P.-É., un programme qui garantit un salaire pour une période allant jusqu’à un an.  Cela lui a permis de se concentrer sur l’apprentissage et sur la consolidation de sa clientèle.

Elle a de nouveau profité des programmes de Compétences Î.-P.-É. lorsqu’elle s’est jointe à l’équipe d’Anne and Gilbert, à titre de gérante de production.  «Je trouvais que j’avais besoin de formation et j’ai suivi le programme qui s’appelle “Theatre Mentorship”.  Ça m’a beaucoup aidée, et cela fait environ cinq ans que je travaille avec Campbell Webster sur Anne and Gilbert».

Tanya Gallant apprécie beaucoup les programmes mis de l’avant par Compétences Î.-P.-É. et pas seulement parce qu’elle en a profité.  «J’ai de nombreux clients qui recherchent des ressources et je les aide à naviguer dans les programmes offerts, pour choisir, ou rédiger des demandes, ou des rapports».

Parmi les projets auxquels Tanya Gallant a participé et qui lui tiennent à cœur, mentionnons la Maison du Canada atlantique aux Jeux olympiques de Vancouver, la Zone des célébrations d’Î.-P.-É. 2014, le comité de mise en candidature du CMA 2019, au sein duquel elle a côtoyé le regretté Marc Chouinard, qu’elle qualifie de «grand mentor».

Elle travaille avec un nombre grandissant d’organismes francophones, sur la base de contrats plus ou moins longs.   On compte notamment le Centre Goéland, JAFLIPE, le Village musical acadien, Actions Femmes, et quelques autres.  «J’aime travailler avec le milieu associatif francophone.  Ça me permet de garder le contact avec ma communauté», a indiqué Tanya Gallant.  



- Par Jacinthe Laforest

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