Novembre 2020

En date du 1er juillet 2020, les quatre provinces atlantiques étaient désormais considérées comme étant les plus «vieilles» du Canada.  Juste à l’Île-du-Prince-Édouard, l’âge moyen de la population est de 42,9 ans.  Un âge médian plus élevé a un impact sur le renouvèlement de la main d’œuvre, mais aussi sur la passation de la culture, et la capacité à retenir les jeunes : des enjeux préoccupants pour les communautés francophones en particulier.

«La majorité de la diversité et de la croissance à l’Île-du-Prince-Édouard est sur le côté anglophone.  La population active anglophone est plus jeune, la population francophone est plus vieille.  Dans ce cas-là, la relève francophone à l’Île est d’autant plus importante pour la préservation de la langue [et de la culture]», a expliqué Bonnie Gallant, la directrice générale du Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Île-du-Prince-Édouard (RDÉE Î.-P.-É.).

RDÉE Î.-P.-É. gère depuis de nombreuses années des projets qui touchent la relève et la croissance de la population.  Un de ces projets est le programme PERCÉ qui procure à des jeunes originaires de l’Île, qui poursuivent des études à l’extérieur de l’Île, des stages rémunérés dans leurs domaines d’étude, d’autant plus si ces domaines font l’objet d’une pénurie ou d’une forte demande. 

«Avant le début de chaque été, on fait une recherche avec nos partenaires de la province, pour identifier les domaines qui sont en pénuries d’employés.  Nos candidats qui étudient dans ces domaines ont plus de chance d’être sélectionnés», dit Bonnie Gallant. 

Le projet PERCÉ a des retombées vraiment positives.  «On maintient le contact avec nos anciens participants pour voir où ils sont rendus.  Après 15 ans, on a un taux de rapatriement de 82 %, sur à peu près 450 étudiants depuis le début», a conclu Bonnie Gallant.

D’autres programmes visent plus particulièrement le développement du leadership, de l’entrepreneuriat, de l’esprit d’initiative, chez les jeunes, comme Jeunes Millionnaires ou Faut que ça grouille, qui visent des jeunesde tous les âges. 

Ces projets qui visent le rapatriement, le développement de compétences en entrepreneuriat et en leadership ainsi que l’intégration des nouveaux venus dans la collectivité francophone, contribuent à réduire l’âge médian de la population active, à faire s’agrandir la collectivité francophone, et à assurer le renouvèlement de la main-d’œuvre, par l’intégration d’une relève plus jeune sur le marché du travail à l’Î.-P.-É.. 


Ils assurent aussi que les jeunes trouvent ce dont ils ont besoin pour choisir de revenir ou même de rester à l’Île-du-Prince-Édouard, et y exercer leur pouvoir d’influence. 

Le leadership, façon JAFLÎPÉ 

Pour que les jeunes francophones se sentent à l’aise de rester à l’Île-du-Prince-Édouard et de prospérer, il faut plus que des offres d’emplois. Daniel Pitre, directeur général de Jeunesse Acadienne et Francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (JAFLÎPE), abonde dans ce sens.  «Parmi nos six priorités annuelles, nous favorisons beaucoup le développement culturel et identitaire des jeunes. On collabore avec eux quant à leur implication dans la communauté.  Pour nous, étant un organisme PAR et POUR les jeunes acadiens et acadiennes francophones de l’Île, nous croyons que l’implication des jeunes sur les tables de concertation est une bonne façon de favoriser une rétention de nos jeunes à l’Île», a-t-il indiqué en entrevue.  C’est sur les médias sociaux de JAFLÎPE qu’on retrouve de nombreuses activités et informations pour appuyer les jeunes dans leur construction identitaire. 

- Karine Fleury

La Voie de l’emploi en images

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