Mai/Juin 2017

De gauche à droite, Owen Gallant, Raymond Gallant, Paul Gallant, Ryan Gallant, Shane Gallant et Randy Gallant.  Chris Gallant est absent de la photo.

L’entreprise bien connue dans la région Évangéline, Ron’s Plumbing & Heating souligne en 2017 son 35e anniversaire.  Ronald Gallant, toujours appelé Ronnie, a créé cette entreprise en 1982.  

Randy Gallant, le fils de Ronnie et de Melva, maintenant copropriétaire de l’entreprise, avec ses deux frères, Shane et Chris, rappelle les débuts: «Mon père travaillait à Marine Atlantique.  Il était aide-plombier là-bas, à Borden.  Il avait juste sa 6e année d’école, mais quand il a fait son examen pour avoir sa certification, il a tout passé», a expliqué le jeune homme d’affaires.

D’abord à temps partiel, tout en conservant son emploi à Borden, et avec l’aide de Melva, son épouse à l’époque, Ronnie s’est monté une clientèle fidèle et a habitué les gens de la région Évangéline, et d’ail-leurs, à un service rapide et professionnel.  Lorsque le pont de la Confédération a ouvert à la circulation en 1997, et que Marine Atlantique a quitté Borden, Ronnie avait déjà son entreprise à temps plein.  

En 2014, lorsque Ronnie s’est retiré complètement, les trois frères, Randy, Chris et Shane, avaient déjà toutes les compétences voulues pour assurer la continuité de l’entreprise familiale.

«À nous trois, on a un très grand nombre de certifications en plomberie, en réparation et en installation de fournaises, en installation de poêles à bois, de réservoir d’huile à chauffage et de fosses septiques.  On est aussi certifiés en entretien des étangs de filtration des eaux usées.  On s’occupe déjà des systèmes de plusieurs municipalités dans le comté de Prince et d’autres pourraient s’ajouter», assure le gestionnaire de l’entreprise familiale.  

Pour assurer le meilleur service possible, l’entreprise dispose de quatre camionnettes équipées, deux camions réservoir pour fosses septiques, une excavatrice pour installer des lignes d’eau, de l’équipement pour débloquer des égouts ainsi qu’une caméra qui permet d’identifier et de localiser un bris dans une canalisation souterraine, sans avoir à creuser partout.  

De plus, l’entrepôt des Gallant est très bien garni.  «Ici, j’ai ce qu’il faut pour répondre à peu près à tous les problèmes sans avoir besoin d’aller chercher des pièces à Summerside ou de commander en ligne.  J’aime avoir le maximum sous la main parce que pour moi, le service aux clients est de la première importance.  Je ne peux pas toujours garantir que quelqu’un pourra se rendre tout de suite chez le client qui appelle, mais on fait de notre mieux».

Randy trouve que c’est parfois difficile de trouver un équilibre rentable entre tenir occupés les six employés à temps plein et les deux employés à temps partiel, et assurer qu’il reste du temps pour répondre aux clients dans un délai très raisonnable. 

Pour assurer cet équilibre, il se tient au courant des gros projets et soumissionne régulièrement.  «Je viens de mettre une soumission sur un projet de 2,2 millions de dollars, et j’ai perdu le contrat parce que je demandais 3 000 $ de plus que mon compétiteur.  Ce n’est pas grave, je cherche toujours des contrats pour donner du travail à mes employés».

Pour avoir le droit de faire une soumission sur un projet de cette envergure, les soumissionnaires doivent faire un dépôt de 10 % du montant.  «Il y a des petits entrepreneurs que ça épeure, mais moi, je n’ai pas peur de ça.  Je vais à la caisse, j’emprunte, je fais un chèque certifié pour accompagner ma soumission.  Si je n’ai pas le contrat, je récupère mon chèque et je rembourse la caisse.  Si j’ai le contrat, je fais le travail et je récupère mon chèque.  C’est comme ça qu’on fait des affaires et qu’on se construit une bonne réputation».

Pour une entreprise familiale, avoir une bonne réputation est primordial, surtout lorsque tous les employés partagent non seulement un univers professionnel, mais également, un réseau familial.  Tous les employés à temps plein sont parents les uns des autres.  En plus de Randy et ses deux frères, les autres employés à temps plein sont Paul Gallant et Raymond Gallant, qui sont les fils de l’ancien plombier de Cap-Egmont, Clair Gallant, et les frères de Melva, la mère de Chris, Shane et Randy.  Le sixième employé est le fils de Randy, Ryan.  

«Il avait un autre emploi, mais il avait envie de venir travailler ici.  J’ai attendu d’avoir assez d’ouvrage pour lui garantir un nombre d’heures suffisant.  Il apprend le métier avec nous et quand il aura assez d’heures, il pourra faire l’examen et obtenir son sceau rouge».

Lorsque Randy était jeune, il a suivi une formation au Holland College à Charlottetown.  Il voyageait soir et matin.  Maintenant, la formation en plomberie se donne à Georgetown, et quatre heures de route par jour n’est pas une option pour Ryan.  «Je pense qu’avec ma formation, et mon expérience comme ancien inspecteur et instructeur pour des plombiers non certifiés, je peux guider Ryan dans l’apprentissage du métier», assure Randy.

L’autre fils de Randy, Owen, a également travaillé à temps partiel depuis l’été 2016.  Il recevra son diplôme de 12e année de l’école Évangéline en juin et il travaillera à temps plein pendant les mois d’été, autant en administration que sur le terrain.  Les plans de carrière d’Owen sont de devenir entrepreneur.  Grâce à l’entreprise familiale, il a déjà une bonne idée de ce qui l’attend.  Bien qu’il ne suivra probablement pas une carrière dans la plomberie, il pourrait être impliqué dans l’entreprise familiale d’un aspect différent à l’avenir.  Owen a été accepté à l’Université d’Ottawa dans le cadre du programme d’affaires.

Être plombier n’est pas un travail facile.  «On travaille souvent dans de petits espaces, dans la saleté, il fait souvent trop chaud, trop froid.  On revient à la maison le soir fatigué et sale.  Ce n’est pas pour tout le monde, mais on fait un travail utile.  Le monde aura toujours besoin de plombiers», a garanti Randy Gallant.


Randy Gallant et ses deux frères, Chris et Shane, ont repris l’entreprise fondée par leurs parents en 1982.

- Par Jacinthe Laforest

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