10 juin 2023
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Krista Arsenault pêche depuis 12 ans. (Photo : Gracieuseté)

Trois femmes de la région Évangéline sont des figures bien connues sur les quais d’Abram-Village et de Cap-Egmont.  Toutes les trois sont les preuves que la pêche, ce n’est pas que pour les hommes.  Elles disent pouvoir faire le travail aussi bien et commencent à prendre leur place dans cette industrie. 

Krista Arsenault est la doyenne des trois, car elle pêche avec son mari Terry depuis douze ans.  Originaire de Summerside, elle est résidente d’Abram-Village depuis son mariage, il  y a 24 ans.  Elle a auparavant travaillé à l’Assemblée législative et, quand ses deux fils ont été assez grands, elle a décidé de prendre la mer avec son mari sur le «Loader Up». 

Au début, ils pêchaient le homard et les pétoncles. Ils pêchent maintenant les palourdes, le crabe et le homard. Ça fait quatre ans qu’ils pêchent les palourdes, pendant la saison de dix semaines et quelques semaines à l’automne. 

«Ce que j’aime beaucoup de la pêche», dit-elle, «c’est l’air frais et les magnifiques levers de soleil, qui te mettent en paix. Terry et moi formons une bonne équipe avec notre employé Cory et notre fils Clayton.»  Leur autre fils, Chase, travaille dans la construction. 

«C’est toujours agréable de voir d’autres femmes qui font la pêche», ajoute-t-elle, «mais il n’y en a pas encore beaucoup. Nous pouvons très bien pratiquer ce métier avec le travail que ça signifie. Et je vais continuer à pêcher aussi longtemps que je le pourrai », conclut-elle.

Angela Gallant pêche le homard depuis 2014

C’est en août 2014 qu’Angela Gallant a commencé la pêche au homard à bord du bateau de son père, Robert Gallant.  Après une carrière d’adjointe administrative, elle décide de réorienter sa vie professionnelle après la naissance de sa troisième fille. 

«En 2013, ma mère, Marguerite, a commencé à aller aider mon père sur le bateau», de dire Angela.  «Elle ne pouvait pas y aller tous les jours parce que les vagues la rendaient malade.  Ça a commencé à m’intéresser, mais je ne savais pas trop comment demander à mon père si je pouvais aider.  Ma mère lui a demandé s’il aurait besoin d’un autre employé, et quand il a dit oui, j’ai décidé d’essayer. »

«C’est un travail dur, physiquement», dit-elle.  «On part le matin à 4 h 30 et on revient l’après-midi vers 16 h 30.  Ce sont des journées de 12 ou 13 heures.  Je te garantis que l’on dort bien le soir. »

La jeune femme sent qu’elle peut faire le travail aussi bien que n’importe quel autre pêcheur.  «Chaque membre d’équipage a ses propres tâches à bord.  Les journées passent très vite. L’important c’est que je fasse quelque chose que j’aime.»  Angela habite à Cap-Egmont, avec ses trois filles.  Elle ajoute que sa vie est bien organisée.  «Il fait beau, et tant que la pêche sera bonne, j’ai l’intention de pêcher.  Le matin, on voit le soleil se lever sur l’eau.  C’est toujours différent.  Je prends souvent des photos, juste pour moi ».

Cinquième saison de pêche au homard pour Keanah Arsenault 

La plus jeune des trois, Keanah Arsenault, 18 ans, d’Abram-Village, débutera sa cinquième saison de pêche au homard, en août prochain, à bord du bateau «Fall Landings», de son grand-père Jean-Paul Arsenault.  Son père Clinton conduit maintenant le bateau et fait plusieurs autres tâches à bord. 

«Ça faisait longtemps que je voulais pêcher», de dire la jeune femme. «J’ai grandi dans ce type d’environnement, mais mon père, Clinton, voulait que je commence à un âge raisonnable. Trop jeune on ne connaît pas toutes les précautions à prendre et il voulait que je connaisse bien les défis d’être sur un bateau de pêche.»

Elle dit avoir tout appris de son père et qu’elle est comme une «mini-lui». «Mon père dit que je suis son aide la plus vaillante et j’adore ça, même si c’est un gros engagement», ajoute-t-elle.  

«La pêche n’est pas un métier seulement pour les hommes», de poursuivre Keanah. «Les femmes peuvent très bien faire le travail, il faut s’accoutumer à être sur un bateau et apprendre. De plus en plus de femmes se dirigent dans ce domaine et aiment ça.» Elle pêche six jours par semaine du début de la saison jusqu’à la rentrée scolaire, puis les samedis et les jours de congé.

Keanah a une petite sœur, Avery, qui, à 12 ans, démontre aussi de l’intérêt pour la pêche. Le copain de Keanah, Brayden Gallant, pêche aussi le homard avec l’équipage du «Fall Landings». 

Keanah recevra son diplôme de l’École Évangéline à la fin juin.  Elle est inscrite au programme d’assistante dentaire au Collège Oulton, à Moncton, en septembre prochain.  «Le processus du travail que fait le dentiste pour la clientèle m’intéresse beaucoup et même me fascine.» Elle ajoute qu’elle ne devrait pas avoir de difficulté à se trouver un emploi, car il y a une demande pour cette profession.  

«Je vais cependant continuer à pêcher, à aider mon père le plus souvent possible, mais ce sera mon travail secondaire», conclut-elle. 

- Claire Lanteigne

Keanah
Keanah débutera sa cinquième saison de pêche au homard, en août prochain . (Photo : Gracieuseté)

Angela
C’est à bord du bateau «The Abigail» qu’Angela fait la pêche au homard à partir du quai de Cap-Egmont. On reconnaît ses trois filles sur la photo à l’arrière du bateau.  (Photos : Gracieuseté)

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