6 février 2025
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Rémi Arsenault au Centre national des Arts d’Ottawa en décembre dernier. (Photo : Gracieuseté)

Rémi Arsenault est tombé dans la musique à sa naissance. Du côté de son père Rhéal à Arthur, 14 enfants jouaient d’un instrument de musique. À 4 ans, il jouait de la basse sur ses genoux et la première chanson qu’il a apprise était «Pêcher des coques à Egmont Baie», écrit par son oncle Jacques Arsenault. Même si ses parents lui ont acheté un violon, il a préféré la batterie et ensuite la basse.

À 7 ans, il joue de la guitare et vers 10-11 ans, c’est la batterie. Avec un cousin et un voisin, ils forment le groupe Toxyne, qui tournait dans les écoles. À 14 ans, il est approché par le groupe Machia, composé de ses grandes cousines Patricia et Marcella Richard, Jason Arsenault, Wayne Robichaud et Maurice Hashie, pour jouer dans les bars les fins de semaine. «Je pensais que je serais à la batterie toute ma vie», de dire Rémi. 

Dans les années 1990, il joue de la guitare et de la basse avec les musiciens d’Anastasia DesRoches, de Keltic Tide et d’Acadillac. En 1998, il devient guitariste pour Celtitude, formé de Pastelle et Emmanuelle LeBlanc et Melissa Gallant. «À la suite d’une vitrine à la FrancoFête, nous partons directement en tournée en Europe et aux États-Unis, avec 200 spectacles par année», dit-il.  «Celtitude a changé à Vishtèn et Pascal Miousse s’est joint au groupe, avec qui j’ai joué pendant quelques années.»

«Mais j’avais besoin de jouer de la basse et j’ai fait un changement», dit-il. «J’ai continué à tourner avec Dominique Dupuis, Fayo, Catherine MacLellan et comme musicien libre avec une variété de groupes en même temps pour des tournées. J’ai eu l’occasion de rencontrer et créer des liens avec plein de musiciens au cours de ces années. Nous étions toujours sur la route et dans les hôtels et quand j’étais dans ma région natale, j’avais mon petit coin chez ma mère Monique dans son sous-sol».

En 2017, Natalie MacMaster, Donnell Leahy et leur famille donnaient un spectacle à Charlottetown et l’ont embauché comme bassiste; il est avec eux depuis. 

Avant les Fêtes, il a effectué une tournée canadienne avec Natalie MacMaster et sa famille. Le 26 décembre il prenait la route pour l’Australie afin d’accompagner Mary Frances, la fille du couple, à un festival folk.

«Ce n’était pas facile de décoller pendant les fêtes pour huit jours», dit-il, «mais comme je suis en tournée depuis qu’on se connaît, Caroline sait ce que ça signifie et comprend ça. Je suis chanceux que ma famille comprenne, car nos trois fils qui jouent avec nous sont accoutumés à la vie d’artiste. Mais ce n’est pas facile pour moi de penser à eux quand je suis sur la route.» 

Quand il est à la maison, il fait des projets avec les enfants et assiste à plusieurs de leurs parties de hockey. Caroline travaille à l’École Pierre-Chiasson, à DeBlois, et le couple se dit chanceux que les grands-parents sur les deux côtés soient proches, ce qui les aide énormément. 

Rémi et Caroline Bernard forment un couple depuis 2009.  «Nous étions du même village et elle venait souvent chez nous étant une des meilleures amies de ma petite sœur», ajoute-t-il. «De plus, mon père jouait de la basse pour sa mère Jeannita. Et maintenant, c’est Caroline qui chante et m’engage comme musicien.»

Studio de production

En janvier, il est parti en Écosse avec Mary Frances Leahy, même s’il met cela en priorité, il planifie d’avoir du temps pour travailler en studio.  «J’ai toujours eu un studio à Urbainville et quand j’ai du temps j’en profite pour faire des enregistrements pour d’autres artistes. C’est une belle expérience comme ingénieur-producteur.» 

«L’année 2025 s’annonce occupée, mais je ne cherche pas d’autres groupes. Comme musicien libre, avec des spectacles à l’Île, je n’ai pas de difficulté à remplir mon calendrier. Même si ce n’est pas toujours facile à gérer, je me suis toujours bien arrangé.»  L’été, avec Caroline et la famille on peut les voir souvent en spectacle au Village musical acadien, Abram-Village.

«J’aime ce que je fais, parfois les gens pensent que je vais en vacances quand je pars en tournée, mais il faut garder la forme, car on performe tout le temps», poursuit-il. «Je veux être à mon meilleur pour les spectacles et l’affaire la plus difficile comme performeur c’est d’être à son maximum. Des fois je suis fatigué, ou je n’ai pas bien mangé, mais il faut trouver la façon de se mettre dans l’atmosphère. Tu reçois l’énergie de la foule qui t’entoure et cette énergie te met dans une bonne ambiance. C’est important de bien t’adonner avec les gens avec qui tu joues, d’être comme une famille, d’avoir une bonne énergie comme groupe, car sur l’estrade on est là ensemble et l’énergie est vraiment un gros facteur pour nous.»

Rémi entend continuer à vivre de sa musique aussi longtemps qu’il pourra le faire et qu’il le voudra. «C’est la meilleure affaire pour moi, jouer de la musique et continuer à apprendre. En vieillissant la musique s’améliore, comme un bon vin et je veux toujours avancer comme musicien; c’est plus fort que moi et ça se fait automatiquement.» 

«Le plus gros cadeau pour moi c’est de partager le plaisir de jouer de la musique avec Caroline et nos enfants Riel, Benoit et Maxime. Je suis extrêmement content que mes enfants aient reçu le don de jouer de la musique. Car partager ce don peut sauver le monde», de conclure Rémi.

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De gauche à droite, Caroline Bernard, Riel Arsenault, Benoit Arsenault, Maxime Arsenault et Rémi Arsenault lors d’un spectacle. (Photo : La Voix acadienne)

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