Septembre 2018
Jason Tompkins a voyagé jusqu’au Japon pour s’informer sur la transformation du thon rouge.  Sur la photo, on voit une usine de la ville de Sapporo.  (Photo : Gracieuseté)

Jason Tompkins est en voie d’ouvrir la première usine de découpage du thon rouge des Maritimes, ici même à North Lake, Île-du-Prince-Édouard, dans la région qui s’autoproclame «Capitale mondiale du thon rouge».

L’entrepreneur local, qui achète et revend le thon rouge à une clientèle internationale depuis près de 20 ans, souhaite ainsi mettre en avant le talent des pêcheurs de l’Île-du-Prince-Édouard.

Un thon rouge qui pèse 380 kg donne « 4 000 portions de sushi », affirme M. Tompkins.  La grosseur du thon rend impossible sa transformation par les restaurants ou les petites poissonneries, qui n’ont pas l’équipement nécessaire.

À l’heure actuelle, le thon rouge pêché ici doit donc être envoyé ailleurs au Canada ou à l’étranger, le plus souvent au Japon ou dans l’ouest des États-Unis, pour être coupé en des portions raisonnables qui sont renvoyées pour consommation dans les Maritimes.

Le thon de l’Île-du-Prince-Édouard parcourt donc des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans notre assiette.

« North Lake, à l’Île-du-Prince-Édouard, est la capitale du thon rouge dans le monde », soutient Jason Tompkins avec fierté.

La pêche commerciale au thon rouge est très fortement réglementée.  La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique accorde les quotas aux pays qui pratiquent cette pêche.  Le Canada reçoit un quota en tonnes métriques à ne pas dépasser.

Chacun des quelque 360 pêcheurs de thon de l’Île reçoit deux étiquettes, ce qui donne droit à deux thons durant la saison ou jusqu’à ce que le quota soit rempli.

Dans la nouvelle «Maison de découpage» comme Jason se plait à l’appeler, le thon sera coupé selon les traditions japonaises.   

À cause de son potentiel, le projet a été financé en partie par la CBDC et le gouvernement provincial, entre autres, pour une formation en sécurité alimentaire et le fédéral à travers le Fonds des pêches de l’Atlantique.

Jason Tompkins prévoit embaucher entre trois et cinq personnes lors de l’ouverture de l’usine, lorsque les permis nécessaires lui seront échus par les institutions fédérales et provinciales comme l’Agence canadienne d’inspection des aliments, au fédéral.

«Notre but, c’est d’acheter du thon des autres pays pour les rapporter ici et les couper, alors notre clientèle pourra avoir du thon pendant toute l’année», ajoute l’entrepreneur.  Le poisson sera également congelé pour être vendu et consommé durant l’hiver.

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