Octobre 2018

Olivier Bertrand rappelle que le bilinguisme est plus qu’un simple atout.

Olivier Bertrand est parfaitement bilingue.  Son français de France est excellent et son anglais qu’il perfectionne depuis qu’il est au Canada est lui aussi très bon.  Arrivé à Moncton en 2005 avec sa famille, il a toujours été capable de trouver des emplois et maintenant, il travaille surtout à son compte.

«On me décrit comme un entrepreneur en série.  J’ai une idée, je crée une entreprise.  La première entreprise que j’ai fondée au Canada, Xoxolo, est toujours active.  J’ai conservé pratiquement tous mes clients, surtout parce que j’ai toujours su bien communiquer avec eux».

Olivier Bertrand était de passage à l’Île-du-Prince-Édouard le 16 octobre, pour parler des avantages du bilinguisme.

«Si vous êtes bilingue, que vous parlez bien le français et bien l’anglais, vous avez un super pouvoir.  Premièrement, il est prouvé que le fait de connaître deux langues, ou plus fait travailler le cerveau d’une manière à le protéger des maladies dégénératives, comme la démence et l’Alzheimer.  Mais c’est beaucoup plus large que ça.  Les personnes bilingues, en général, saisissent les concepts et les idées plus rapidement que la moyenne des gens, parce qu’elles ont plus de référents à mettre en contact les uns avec les autres, pour former une image globale».

Olivier Bertrand a aussi rencontré des situations dans lesquelles, même s’il parlait français et que son interlocuteur parlait lui aussi français, la communication ne passait pas.

«Pour moi, ce qui importe, c’est de communiquer le plus clairement possible.  Si c’est mieux que je parle français à une personne pour comprendre, c’est ce que je vais faire.  Si c’est mieux que je parle anglais, c’est ce que je vais faire.  Il n’y a pas de hauts principes déplacés qui entrent là dedans.  Le but, c’est de communiquer clairement», affirme Olivier Bertrand.

L’avantage d’être bilingue n’est pas aussi évident lorsque les deux langues sont parlées en même temps, et que c’est la seule «langue» que l’on connaît.  Dans le monde où l’on vit, on a intérêt à connaître le français le plus standard possible, et l’anglais le plus standard possible, toujours dans le but de communiquer clairement avec le plus grand nombre, de façon professionnelle.  En famille, ce n’est pas la même chose.

Olivier Bertrand a aussi appris à se méfier des CV où les candidats écrivent tout en anglais et disent qu’ils sont bilingues.  «J’ai déjà fait des entrevues d’embauche de candidats bilingues.  Je commençais en anglais et à mi-chemin, je passais au français.  Ils me regardaient comme si j’arrivais de la planète Mars.  À ces candidats, j’ai recommandé de ne plus écrire qu’ils étaient bilingues.  Quand tout ce qu’on peut dire, c’est bonjour et “Je parle un petit peu français”, on n’est pas bilingue et on n’a pas le super pouvoir qui vient avec», dit l’homme d’affaires.

Olivier Bertrand est actuellement à la tête d’une entreprise d’intelligence artificielle logée à l’Université de Moncton.

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