Mars 2019

Pam Arora, copropriétaire de l’entreprise Pam & Joe Handcrafted, fabricant et importateur de bijoux.


Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de Pam & Joe, les copropriétaires de la boutique de bijoux du même nom, établie au centre-ville de Charlottetown. 

Le magasin, situé au «Confederation Court Mall», est accueillant et lumineux, autant à cause de l’éclairage que de l’éclat des bijoux qu’on y trouve.  «Un bijou c’est un achat personnel et quelque peu impulsif qu’on fait pour marquer un événement, pour se remonter le moral, pour faire un cadeau, pour affirmer son identité, et pourquoi pas, pour le plaisir de briller un peu», indique Pam Arora, la copropriétaire et fondatrice de la compagnie «Pam&Joe Handcrafted», maintenant établie ici même à l’Île-du-Prince-Édouard. 

«Nous étions les propriétaires de notre compagnie depuis 16 ans, en Inde, avant de décider de déménager au Canada, où mes parents vivaient déjà depuis plus de 20 ans.  Nous avons fait le pari que nous pourrions rester en affaires à partir du Canada tout en cultivant nos excellents contacts à l’international, et nous avons eu raison.  C’est vrai que la transition a coûté relativement cher, mais nous envisageons des profits pour notre troisième année d’affaires au Canada», a raconté Pam Arora lors d’une rencontre à sa boutique à la fin du mois de janvier.  Elle se préparait alors à aller passer quelques semaines en Inde, pour faire des achats auprès de fournisseurs fiables, développer de nouveaux liens d’affaires et rencontrer ses artisans fidèles et très adroits. 

Pam est elle-même une joaillière, formée en design de bijoux.  Son mari, Joe, est quant à lui un excellent technicien, très méticuleux, qui travaille à partir de l’atelier installé dans la maison familiale de Stratford.  Cependant, en maintenant une équipe d’artisans en Inde, elle est capable de tenir ses prix dans une fourchette très compétitive. 

«En Inde, le salaire minimum correspond à 300 $ canadien par mois.  Cela fait une très grande différence pour un bijou qui prend quelques heures à fabriquer.  Nos artisans sont en plus de vrais artistes qui font un travail sans reproche.  Ce qui fait notre réputation, c’est la qualité de nos matériaux et des pierres naturelles que nous utilisons, la qualité de notre travail et nos prix compétitifs.  C’est du moins ce que les gens disent», indique Pam, qui admet cependant que la concurrence peut être féroce dans l’industrie du bijou. 

«Une de nos spécialités est la technique du serti clos.  C’est une technique qui demande de l’adresse, du savoir-faire, de l’équipement spécialisé et des matériaux de haute qualité.  Mon mari et moi sommes très adroits dans cette technique.  Nous avons commencé à monter le verre de mer en serti clos pour faire des colliers et le résultat est très bon».

Pam se procure ses pierres et matériaux de base de fournisseurs légitimes, autant pour les pierres naturelles que pour les perles et cristaux Swarovski, que pour les métaux qu’elle utilise dans ses créations. 

«J’ai une passion pour les pierres naturelles.  Je crois qu’elles peuvent influer sur nos énergies, car elles résultent elles-mêmes d’un déploiement d’énergie suffisant pour transformer des éléments.  Je crois qu’elles conservent une partie de cette énergie.  Les améthystes, la labradorite, la citrine, tous les quartz, les pierres de lune…  C’est un plaisir de travailler avec ces cadeaux de la terre», dit la femme d’affaires, aussi artiste.

Alors qu’elle vivait encore à Delhi, en Inde, Pam Arora a commencé à apprendre le français à l’Alliance française de cette grande ville cosmopolite.  Elle avait des Français parmi ses clients et elle aimait la langue française.  «J’ai commencé à apprendre et je continue à chercher les occasions d’apprendre, avec le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, entre autres.  Et puis, je suis membre de la Chambre de commerce acadienne et francophone.  J’ai participé à deux missionsde vente au Québec, et les retombées ont été bonnes, quoique c’est toujours difficile de percer de nouveaux marchés», avoue Pam Arora.

Toujours à la recherche d’opportunités, Pam Arora aimerait profiter davantage de la saison des croisières.  Elle aimerait particulièrement avoir un kiosque directement sur le quai de débarquement des croisiéristes. 

En mars prochain, elle sera au Gala des prix entrepreneuriaux de la Chambre de commerce acadienne et francophone comme finaliste dans la catégorie Entrepreneurs immigrant. 


Pam Arora et son mari Joe sont des maîtres de la technique du serti clos, utilisée ici avec du verre de mer monté en collier.


Dans sa boutique située au «Confederation Court Mall», à Charlottetown, Pam Arora vend des bijoux fabriqués en pierres naturelles et autres matériaux de qualité.



- Par Jacinthe Laforest

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