Mars 2020


Juste à temps pour la saison touristique 2018, Mélanie Dufour a ouvert Glow Juicery à Spinnakers Landing à Summerside.  La saison a été bonne et dès septembre, la propriétaire qui, de son propre aveu, ne connaissait rien en affaires, a déménagé son entreprise au 115 avenue Walker, dans les Walker Avenue Commercial Estates.  Depuis, son entreprise n’a cessé de croître et de se diversifier.

«J’ai toujours su, depuis que j’avais eu recours à cette thérapie pour soulager mes douleurs, que je voulais apporter une cabine de flottaison ici à l’Île.  J’ai créé The Recovery Studio avec cette vision en tête.  Même si j’ai rencontré des obstacles et que j’ai fait des erreurs, je suis restée branchée sur ma vision et depuis octobre 2019, ma cabine de flottaison est opérationnelle.  Et j’offre aussi un certain nombre d’autres traitements, tous liés à l’élimination des toxines qui causent l’inflammation qui, en retour, cause les douleurs et des problèmes de santé plus graves», affirme Mélanie Dufour. 

Ancienne policière

De 2008 à 2011, Mélanie Dufour, fraîchement émoulue de l’école de la Gendarmerie royale du Canada, a obtenu sa première affectation dans la région Prince-Ouest à l’Île-du-Prince-Édouard C’est au cours de son travail qu’elle a rencontré celui qui allait devenir son mari.  «Il voyageait beaucoup pour le travail et moi aussi, je voulais voyager.  De 2011 à 2017, j’ai été affectée dans le grand-Nord canadien.  Ça a été intense et c’est pendant cette affectation que j’ai eu un remplacement de hanche.  Pendant un séjour à Edmonton, où je cherchais un massage pour soulager ma douleur, j’ai fait l’expérience de la cabine de flottaison.  Pour la première fois depuis des mois, je me suis sentie en sécurité, et parce que je flottais, j’étais littéralement en apesanteur, mes os et mes muscles ne se cognaient pas les uns contre les autres.  Ma douleur a été totalement soulagée pendant quelques jours.  J’étais euphorique.  Dès lors, je savais que je voulais offrir cela à l’Île-du-Prince-Édouard.  Je ne savais pas comment ni quand, mais ma vision était claire».

Mélanie Dufour était policière.  Ses connaissances en affaires étaient nulles.  «J’ai lancé Glow avec mon argent.  Et les banques où j’ai présenté le projet du Recovery Studio ne m’ont pas accordé un sou.  Je les comprends.  Tout mon argent était dans Glow.  À leur place, j’aurais fait la même chose.  J’ai obtenu un peu de financement de la CBDC et c’est tout.  Bien des gens m’ont dit que j’avais travaillé de façon illogique, que j’ai mis la charrue avant les bœufs.  Et c’est vrai que j’ai vécu des moments difficiles.  J’ai pleuré.  Mais je suis restée fidèle à ma vision d’apporter à l’Île des traitements bons pour la santé.  Je peux dire que chaque personne qui entre ici en ressort améliorée.  Il n’y a pas beaucoup de places où on peut dire cela», dit la jeune femme.

Une clientèle variée 

Mélanie Dufour ne savait pas exactement à quoi s’attendre, côté clientèle.  Elle avait une image en tête et elle a été surprise.  «J’ai gagné à la loterie.  J’ai toutes les sortes et catégories de personnes : des mamans occupées, des professionnels stressés, des personnes qui veulent prendre une pause, qui veulent réduire leur stress, qui cherchent à se sentir mieux.  Je suis très choyée». 

Les traitements sont offerts à des coûts concurrentiels qui varient de 50 $ environ à 89,99 $ selon le type de traitement et la durée.  D’ici quelques semaines, The Recovery Studio va lancer son programme d’abonnement, qui va réduire le coût de chaque traitement individuel. 

Encourager le local

Pour établir son concept d’abonnements et de paiement électronique, Mélanie Dufour a fait affaire avec une entreprise locale.  Même chose pour ses médias sociaux et pour la création de son image de marque, confiée à une jeune créatrice Web de Charlottetown.  Les travaux de construction, de plomberie et d’électricité ont aussi été confiés à des entreprises locales.  «Ça fait partie de mes valeurs de faire équipe avec de jeunes compagnies, dans la mesure du possible.  On grandit ensemble», dit la jeune femme. 

Du micro à la macro

Depuis l’ouverture de son entreprise, en automne 2019, Mélanie Dufour était sur place chaque jour, au même titre que ses employées.  Vers la fin de février 2020, son équipe étant bien formée, elle a pris la décision de se retirer de la gestion quotidienne.  «J’ai trois employées à temps plein et deux à temps partiel, et je ne me compte pas dans ce nombre.  J’ai réalisé que si je travaille sur le plancher à longueur de journée, je ne peux pas faire croître ma compagnie.  Je travaille très fort pour être reconnue par les compagnies d’assurance, comme la Croix bleue et les autres.  Ça prend du temps, mais si j’obtiens cela, ce sera une avancée pour mes clients et pour mon entreprise».

Un conseil

Mélanie Dufour avoue qu’elle a fait des erreurs dans son parcours.  Elle n’hésite pas à donner un conseil qui peut faire pas mal de chemin : ne faites pas l’erreur de donner trop de pouvoir à quelqu’un, ou de ne pas en garder suffisamment pour vous.  Ce n’est pas parce qu’une personne a certaines compétences qu’il faut lui accorder toute notre confiance. 




Note : Mélanie nous informe, que The Recovery Studio est fermé jusqu’à nouvel ordre et qu’elle a réduit les heures d’ouverture de Glow due au Covid-19. 

La Voie de l’emploi en images

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