Octobre 2020

Ashleigh Weeden termine son doctorat à l’École de design environnemental et de développement rural à l’Université de Guelph (Ontario). (Photos : Gracieuseté)



Le symposium annuel organisé par «PEI Business Women’s Association» (PEIBWA) a eu lieu le 6 octobre dernier dans un format virtuel, sans frais pour les participants.  L’événement d’une journée s’adresse aux femmes d’affaires dont l’entreprise est en démarrage ou aux propriétaires d’une entreprise établie, mais aussi aux étudiantes et des professionnelles de divers milieux.

«Life on the edge»

«The edge» [la limite en français], peut être à la fois excitant et effrayant.  Nous pouvons avoir l’impression d’être au bord de la découverte ou de nous sentir poussées vers le bord et oubliées. 

Dans sa conférence, la doctorante Ashleigh Weeden a parlé des entreprises rurales, éloignées et insulaires qui, selon elle, se trouvent souvent «sur la corde raide entre la commercialisation de la valeur unique du lieu d’habitation […] et la difficulté de garder une expérience authentique de ce lieu».  En d’autres : «Comment pouvons-nous nous engager dans la danse délicate consistant à célébrer ce qui nous donne notre “edge” [notre avantage], sans perdre ou ternir ce qui le rend spécial? Les femmes d’affaires du Canada atlantique sont dans une position unique pour diriger le développement d’un avenir passionnant et diversifié pour les entreprises et les communautés».

Militante de longue date, Ashleigh Weeden se concentre sur l’étude des systèmes d’innovation rurale basés sur le lieu, le renforcement des capacités communautaires et le renouvellement des politiques publiques. 

Une stratégie de marketing plus efficace

Dee Enright a mené une conférence sur le «comment», le «pourquoi» et le «quand» de l’utilisation des médias sociaux pour faire la promotion de son entreprise, par rapport aux médias de masse.  Pendant plus d’une décennie, Dee Enright a dirigé une agence de marketing internationale primée, ainsi qu’une société de conseil en gestion basée au Yukon. 

Chaque plateforme de réseaux sociaux, notamment LinkedIn, Instagram, Facebook, Pinterest et plus encore a ses forces et ses limites, notamment en ce qui concerne les tranches d’âge des utilisateurs.  Par exemple, les 65 ans et plus sont moins à même d’utiliser la plate-forme Facebook que les 25-34 ans et les 45-54 ans. 

Dee Enright a révélé qu’Internet est le média le plus utilisé, mais que la télévision demeure en deuxième place, suivie de près par les réseaux sociaux.  Ainsi, selon elle, «les réseaux sociaux ne restent qu’un outil dans la boîte à outil de promotion de son entreprise» et que les autres médias ne devraient pas être ignorés. 

La valeur de la diversité et de l’inclusion dans les milieux de travail

Wendy Cukier, PhD, spécialiste en matière de technologies disruptives, de processus d’innovation, de diversité et d’inclusion, dirige notamment le «Women Entrepreneur Knowledge Hub» (WEKH), une plateforme de partage des recherches et des ressources pour les femmes entrepreneures du Canada. 

WEKH fonctionne dans les deux langues officielles et comprend un réseau de plus de 250 organisations, rejoignant plus de 100 000 femmes entrepreneures.  Il s’inscrit dans le cadre de la Stratégie d’entrepreneuriat pour les femmes du gouvernement du Canada qui prétend accroître l’accès des femmes entrepreneures au financement, au talent, aux réseaux et à l’expertise. 

Wendy Cukier a parlé des barrières que les femmes peuvent rencontrer lorsqu’elles se lancent en entrepreneuriat, notamment le fait que dans la notion collective, un entrepreneur ayant du succès est presque toujours un homme. 

WEKH présente de nombreux webinaires, notamment une série pour aider les femmes à construire leur entreprise.  Le prochain sera le 4 novembre.  Le site de Women Entrepreneur Knowledge Hub foisonne de ressources, notamment des recherches et des statistiques sur les femmes entrepreneures.  Tout ceci, et plus, est disponible sur le Internet au wekh.ca.

Un événement réussi

L’événement s’est terminé par une causerie avec la musicienne et femme d’affaires Rachel Beck, native de l’Île-du-Prince-Édouard, qui a discuté des difficultés d’œuvrer dans le milieu artistique en ces temps de pandémie.  Elle a néanmoins souligné l’importance d’essayer d’être autant créatif que possible en ces temps d’incertitude et que si ce n’est pas possible, de réaliser que c’est acceptable aussi.  «Nous traversons quelque chose d’énorme.  C’est néanmoins agréable d’avoir cette occasion de se connecter les unes avec les autres», a-t-elle mentionné en faisant référence au symposium.  Elle a, par la suite, chanté quelques chansons pour conclure la journée.

La «PEI Business Women’s Association» est un organisme sans but lucratif qui a pour objectif d’éduquer, de rendre autonome, mais surtout d’inspirer les femmes de l’Île-du-Prince-Édouard à réussir dans le domaine des affaires.  Le PEIBWA dénombre plus de 475 femmes professionnelles dans l’association.  L’organisme fournit des services de conseils, des formations, des opportunités de développement, ainsi que des occasions pour nouer des liens avec d’autres femmes d’affaires.  Créer des contacts professionnels est incontournable dans tout domaine, mais particulièrement dans celui des affaires.  C’est pour cela que le symposium qui a lieu chaque année est d’autant plus important.


WEKH est une plateforme bilingue de partage de ressources pour femmes entrepreneurs.

- Par Karine Fleury

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