21 juin 2023
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«ESG, ça signifie Environnement-Social-Gouvernance.  Ce sont trois critères qui vont servir à évaluer les performances des entreprises et des organismes de toutes les tailles», soutient Israël Poulin, coordonnateur provincial du projet IMPACT, lors d’un dîner-causerie à Wellington le 8 juin.

Après avoir réussi à intégrer les trois lettres GES pour dire «Gaz à effet de serre», il faut maintenant changer l’ordre des lettres pour décrire une tout autre réalité qui est, contrairement aux GES, porteuse d’avenir : ESG.

Dans un avenir pas si lointain, les lettres ESG vont être considérées par certains comme des obstacles au développement, mais la majorité des gens vont les adopter comme la combinaison pour sortir de l’impasse climatique dans laquelle nous sommes.  

«ESG, ça signifie Environnement-Social-Gouvernance.  Ce sont trois critères qui vont servir à évaluer les performances des entreprises et des organismes de toutes les tailles», soutient Israël Poulin, coordonnateur pour l’Île-du-Prince-Édouard du projet IMPACT des RDÉE de l’Atlantique et de leurs partenaires.  

Selon Israël Poulin, c’est normal de s’attendre à ce que les entreprises et organismes soient évalués par rapport à leurs impacts sur l’environnement, mais le concert ESG englobe plus que ça.  «Le social, c’est comment votre entreprise ou organisation traite ses clients, ses employés, et ses membres, les valeurs qu’elle véhicule, ce qu’elle apporte à la communauté, etc.  La gouvernance, c’est le partage des responsabilités, la transparence, le type de leadership et la réputation. Des choses comme ça.  La plupart des entreprises et organisations font déjà des actions dans ces trois critères de base.  Les gens ne partent pas de zéro en matière d’évaluation ESG», a voulu rassurer Israël Poulin.  

Cet entrepreneur a une grande expérience de tous les volets du monde entrepreneurial et il poursuit, en parallèle, des études en développement durable au Massachusetts Institute of Technology, de réputation mondiale, pour participer activement à la transition vers une société carboneutre.  

Quand on voit les bourgeons… 

De plus en plus, les critères ESG vont devenir la norme.  Au lieu de simples rapports financiers, on aura des rapports ESG.  Les performances des entreprises de toutes les tailles ainsi que des organismes seront analysés sous les trois critères.  «Je ne suis pas dans le secret des Dieux, je ne peux pas dire quand, mais quand on voit les bourgeons, c’est le signe que le printemps arrive.  Et on voit les bourgeons.  C’est déjà en marche et cela va avoir des impacts profonds sur notre façon de gérer nos organismes et entreprises», dit-il. 

Le Canada vise la carboneutralité en 2050.  L’Île-du-Prince-Édouard en 2040.  À l’heure actuelle, seules certaines grandes sociétés payent la taxe du carbone, à raison de 50 $ environ pour chaque tonne.  Éventuellement, prédit Israël Poulin, cette taxe atteindra les 100$ et plus et les entreprises et organismes, les petits comme les grands, devront la payer.  Ne serait-ce que pour éviter une taxe de plus, Israël Poulin suggère de commencer à intégrer les critères ESG dans notre façon d’évaluer nos performances et de prendre nos décisions.

-Jacinthe Laforest

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Dans sa présentation, Israël Poulin cite le PDG de la société d’investissement BlackRock qui gère des trillions de dollars, Larry Fink.  Ce dernier est d’avis que toutes les entreprises sans exceptions seront profondément affectées par les changements qui s’en viennent.

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Israël Poulin (2e à partir de la gauche) a offert de bonnes suggestions pour le développement durable.  Parmi les participants à l’évènement, on comptait Lorraine Gallant et Alvina Bernard, respectivement trésorière et présidente de la Coopérative d’artisanat d’Abram-Village, et Donald Arsenault, propriétaire de LP Internet Services.

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