27 septembre 2023
island hill farm

 

Island Hill Farm Inc., située sur la Route 225 à Hampshire, est ouverte toute l’année. Les horaires sont réduits pendant les mois hors été, mais elle est ouverte beau temps, mauvais temps. On offre différents forfaits pour les visites, dont un de saison, un familial et un individuel.   (Photos sur le site Web)

Au cours de l’été 2013, Flory Sanderson, ouvrait sa ferme « Island Hill Farm Inc. » au public. Elle, et celui qui allait devenir son mari en 1992, l’avaient achetée en 1989. La ferme fait partie d’une grande opération fermière de la famille de son mari.

«J’aimais beaucoup voir sa famille travailler sur leur ferme», de dire Flory, «voir ma belle-mère y travailler tout en s’occupant de ses enfants.» 

Faire carrière comme fermière, c’était un choix de vie pour elle. «Ce n’est pas pour tout le monde», dit-elle, «mais c’est pour moi. Je travaille dans le domaine de l’agriculture depuis l’âge de 16 ans et j’ai appris à aimer la passion et le travail acharné qu’exigent ces activités.»

Tout a commencé avec un rêve et une chèvre, Lucy, et dix ans plus tard la ferme compte 250 animaux, dont des chèvres, des moutons et des lapins. Au début elle était seule à tout faire, dont la traite de 15 chèvres deux fois par jour à la main.  Mais ce n’est plus le cas maintenant que c’est automatisé.

Elle ajoute avoir consacré tout son cœur et son âme à entretenir la ferme et à créer un endroit heureux à partager avec les visiteurs, tout en créant des produits artisanaux à partir de leur savon au lait de chèvre. 

«Lorsqu’on visite Island Hill Farm, on vous renseigne sur l’ensemble de notre exploitation agricole», dit-elle. «Nous pensons qu’il est très important que les gens sachent d’où proviennent leurs aliments, les pratiques agricoles éthiques et durables, et bien sûr nos animaux eux-mêmes ! 

«Depuis 2013, notre ferme est devenue plus grande que je n’aurais jamais pu l’imaginer», d’ajouter Flory, «et c’est grâce au soutien des Insulaires et des touristes du monde entier qui ont fait de notre ferme une destination incontournable lors de leur visite à l’Île-du-Prince-Édouard»

En plus d’elle, son équipe comprend cinq autres personnes qui sont toujours sur l’horaire, et de 12 à 18 autres employés dépendant de la saison. Elle peut aussi compter sur une équipe de merveilleux bénévoles qui sont à la retraite et veulent aider. 

La ferme est un espace entièrement ouvert. En plus des animaux à découvrir et avec lesquels on peut interagir, il y a une boutique de cadeaux, ainsi qu’un café et un marché agricole. Un jardin a vu le jour il y a deux ans. 

Elle ajoute que c’est un travail dur d’être fermière, c’est 24 heures par jour et les congés doivent être bien planifiés, même si les plans peuvent changer à la dernière minute. «C’est un secteur sous-estimé par la population qui ne réalise pas tout le travail qui se fait pour l’opérer. Ça prend 152 jours pour qu’une chèvre ait un bébé et vingt-quatre mois avant qu’il donne du lait, alors ça prend donc beaucoup de temps pour en bénéficier.» Elle croit que lorsqu’un fermier fait bien, tout le monde fait bien.

Mais elle croit en ce qu’elle fait et que ça fait une différence dans sa vie quotidienne ainsi que celle de son équipe et des visiteurs. Elle dit avoir aidé à influencer des femmes fermières à être fermières et non des épouses de fermiers.   

Flory ajoute que son mari est fier de ses réalisations. Le couple a trois filles : Rebecca, qui demeure à Oakville en Ontario ; Jennifer, en Australie et Casey à Calgary. 


Plusieurs défis 

Madame Sanderson ajoute qu’elle n’a jamais regagné les pertes occasionnées par la COVID et l’ouragan Fiona.  «En 2019, l’entreprise progressait bien, puis ce furent ces catastrophes», dit-elle. «La COVID19 a changé notre vie et a constitué une courbe d’apprentissage pour nous tous, mais j’ai appris à danser avec et à apporter les changements nécessaires pour être durable.»

Il y a aussi les autres défis comme l’augmentation des coûts de l’essence, de la nourriture pour les animaux, des assurances, des salaires, des frais légaux, des rénovations, etc.  On a aussi de la difficulté à trouver du foin et on dirait que tout prend du temps. Et le recrutement du personnel afin de trouver des gens qui veulent travailler et parler avec les gens en est un autre.


Que lui réserve l’avenir

Flory voit un avenir positivement, se disant heureuse d’être à la ferme.   Parmi ses plans, elle prévoit la création de plus d’expériences et l’hébergement pour les touristes est sur sa liste de possibilités. Elle veut aussi en faire un endroit sécurisé pour la communauté LGBTQ2+ et aimerait éventuellement écrire un livre pour raconter son histoire et partager sa ferme. 

«Afin de continuer à grandir», de poursuivre Flory, «on aimerait plus d’appui du gouvernement, pas nécessairement de l’argent, mais la reconnaissance que nous sommes là. Il pourrait par exemple inclure
nos produits dans leurs paniers de bienvenue à l’Île.»

On se prépare à lancer de nouveaux forfaits cet automne, dont le Goat to Soap, une activité de trois heures afin de se familiariser avec la ferme. Ce sera pour des groupes de six personnes qui se connaissent ou quatre inconnues. Au début octobre, elle participera au Salon du tourisme du Canada atlantique qui se tiendra à Charlottetown.  Elle participe aussi activement au programme des Jeunes millionnaires. 

C’est le 1er octobre qu’on va célébrer cette étape importante du 10e anniversaire et préparer les 10 prochaines années de l’endroit !

Infos : www.islandhillfarm.ca ou www.facebook.com/IslandHillFarm

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