Mars/Avril 2017

Michelle Blanchard.

Le 31 mars prochain, environ 20 femmes vont recevoir leur certificat d’achèvement du programme Trade HERizon, du Women’s Network.  Comme celles qui les ont précédées dans le programme, offert depuis 2010, ces femmes ont appris à mieux se connaître et surtout, elles ont exploré des horizons professionnels qui leur étaient inconnus.  

«Un parcours typique d’une femme qui entreprend Trade HERizon pourrait se résumer ainsi.  Elle s’inscrit sans avoir beaucoup d’attente.  Elle se découvre, elle décide de quitter une relation abusive, elle se retrouve à Anderson House avec ses enfants, elle complète le programme, elle décide de s’inscrire au collège dans un métier et trois ans plus tard, elle obtient son sceau rouge.  Et un tel parcours n’est pas l’exception», assure Michelle Blanchard, qui travaille pour le Women’s Network depuis plusieurs mois.  

Les femmes ont besoin d’appui pour se sortir de la pauvreté et le programme Trade HERizon leur offre une bonne partie de l’appui dont elles ont besoin pour accéder à des emplois mieux payés et plus valorisés.  

«C’est un fait qu’un soudeur est mieux payé qu’une coiffeuse et qu’un électricien est mieux payé qu’une esthéticienne.  Et les femmes sont aussi capables que les hommes de faire ces métiers.  Pour elles, accéder à des emplois mieux payés peut signifier sortir de la pauvreté, et offrir, à ces femmes et à leurs enfants, une vie normale», a indiqué Michelle Blanchard.    

En 2009-2010, les femmes composaient à peine un demi de 1 % (0,5 %) de la main d’œuvre dans les métiers.  Moins de 10 ans plus tard, elles constituent 5,4 % de la main-d’œuvre.  

«Ce n’est pas idéal, évidemment, et nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais c’est un progrès indéniable.  En 2009, au rythme où allaient les choses, il nous aurait fallu 276 ans pour atteindre la parité dans les métiers.  Huit ans plus tard, avec les nouvelles statistiques, on calcule que si la tendance se maintient, la parité sera atteinte dans 45 ans.  C’est tout un bond que nous avons fait», se réjouit Michelle Blanchard.  

Dans son travail, Michelle Blanchard travaille de près avec environ 12 compagnies, certaines de 10 employés et d’autres de 100 employés, afin de les aider à réduire les barrières de l’emploi des femmes.  «Ça peut être aussi simple que d’avoir des salles de toilette propres et proches.  Dans certains milieux, les salles de toilette des hommes sont tout près de leur station de travail tandis que celles des femmes se situent dans l’espace bureau.  Pour les femmes qui travaillent parmi les hommes, ça ne convient pas.  Sur les chantiers de construction, c’est aussi un problème» rappelle Michelle Blanchard. 

Holland College est un partenaire très important du Women’s Network, surtout pour la livraison du programme Trade HERizon.  Le résultat de ce partenariat se traduit par une augmentation du nombre de femmes inscrites dans les programmes.  La charpenterie patrimoniale est particulièrement populaire chez les femmes, qui composent environ 40 % de la cohorte 2016-2017.  L’une de ces étudiantes est Jenna MacNeill, qui a fait le programme Trade HERizon en 2016.

- Par Jacinthe Laforest

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