29 avril 2026
Sam Sanderson et Samantha Campbell, employés de Construction Association of PEI. (Photo : Claire Lanteigne)
Lors de la foire de l’emploi qui se tenait récemment à Charlottetown, on pouvait rencontrer plusieurs compagnies de l’industrie de la construction qui recherchaient des employés.
Ce secteur exige une main-d’œuvre qualifiée dans divers corps de métiers. Parmi ceux-ci, on retrouve les charpentiers, les électriciens, les conducteurs d’engins lourds, les ferrailleurs, les plombiers, les techniciens de lignes électriques et de câbles, les aides-ouvriers, les chauffeurs de camion et les soudeurs. Ces métiers ont permis à des générations d’Insulaires de bien gagner leur vie.
Les travaux de construction concernent les secteurs résidentiel, industriel, commercial, institutionnel, gouvernemental et routier. Ils englobent les constructions neuves, les rénovations et l’entretien. Environ 9 600 Insulaires travaillent dans ce secteur. C’est une industrie importante qui offre de nombreuses possibilités.
«Il n’y a pas de meilleur temps pour rejoindre l’industrie», de dire Sam Sanderson, directeur général de Construction Association of PEI, qui regroupe 380 compagnies reliées à l’industrie. «Nous faisons déjà face à une pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie, d’un bout à l’autre du pays. Certains entrepreneurs découragés de ne pouvoir trouver d’employés veulent tout simplement fermer l’entreprise et travailler seuls à leur compte. On prévoit cependant que la construction résidentielle et non résidentielle se maintiendra ou continuera de croître au cours des dix prochaines années. Il y aura donc une forte demande de main-d’œuvre dans tous les corps de métiers.»
Il ajoute qu’il est évident qu’on ne pourra remplacer tous les employés qui prendront leur retraite au cours des dix prochaines années par des gens de l’Île. Il faudra des travailleurs additionnels qui viendront de l’extérieur du marché du travail actuel. 
L’immigration est importante
«C’est pour ça que l’immigration est si importante», de dire M. Sanderson. «Au niveau de l’Atlantique, on prévoit qu’en 2036, il y aura 400 000 emplois de plus et qu’on ne pourra pas en remplir plus de 200 000.»
«L’association offre toute une variété de programmes, dont un programme d’habiletés pour les nouveaux arrivants, c’est une expérience assez intéressante et on apprend aussi d’eux», dit-il.
Pour les nouveaux arrivants qui ont de l’expérience dans le secteur de la construction et qui souhaitent obtenir des qualifications canadiennes, c’est une excellente occasion de commencer. Les participants acquièrent une connaissance pratique du secteur de la construction à l’Île-du-Prince-Édouard, obtiennent des certifications en matière de sécurité et des titres de compétences canadiens, et développent une confiance en soi, ainsi que des relations et des mentors qui leur serviront toute leur vie.
L’association offre aussi un programme Jeunesse et métiers où les participants acquièrent des connaissances précieuses, des compétences pratiques, une formation et des certifications en matière de sécurité, une connaissance du secteur et une expérience concrète. Ils renforcent leur confiance en eux et démontrent la valeur du travail acharné. En deux ans on a intégré 220 personnes dans l’industrie.
Pour plusieurs de ces programmes, l’expérience pratique s’acquiert en aidant à la construction de mini maisons.
«Il est donc possible d’intégrer le secteur de la construction en toute confiance», de conclure M. Sanderson, «car on sait qu’une main-d’œuvre qualifiée dans divers corps de métiers est très recherchée.»
Monsieur Sanderson siège également au Conseil national de l’Association canadienne de la construction. Il occupe son poste depuis 2015 et il veut continuer à sensibiliser le public sur la valeur de la construction, puisqu’elle représente 79 % du PIB de la province.
- Par Claire Lanteigne






