Le 8 juin 2026
Dick et Dawson


Dick Arsenault, propriétaire d’Atlantic BioHeat de Wellington, a toujours travaillé dans le domaine forestier.  «À un moment donné, je cherchais un moyen de chauffer avec quelque chose d’autre que l’huile, comme des copeaux de bois», de dire M. Arsenault. «Une compagnie avait essayé la biomasse avant à l’Île, mais ça n’avait pas marché. Je suis allé la voir et j’ai appris où je pouvais acheter de grosses chaudières.»


Atlantic BioHeat installait donc la première chaudière à biomasse de l’Île-du-Prince-Édouard à l’École Évangéline en 2008 et fait figure de chef de file depuis. «Nous avons d’abord utilisé des granules de bois», de dire M. Arsenault, «mais nous sommes passés aux copeaux de bois lorsque les granules n’étaient plus disponibles localement, une solution qui s’est avérée plus efficace et plus rentable.»


Atlantic BioHeat propose des solutions de chauffage contractuel et de chaudières à biomasse de Kensington à Tignish. «Les chaudières viennent d’Allemagne, mais sont assemblées ici», poursuit-il. «Nous ne nous contentons pas d’installer des chaudières, nous en sommes propriétaires, nous les exploitons et nous vendons directement la chaleur à nos clients.» 


Cela signifie que l’entreprise fait l’installation et l’entretien de chaudières à biomasse, produit et livre ses propres copeaux de bois comme combustible, exploite 15 chaudières qui assurent le chauffage de 20 édifices et fournit une chaleur fiable et renouvelable année après année. Des édifices publics comme les écoles, les hôpitaux et les demeures de prestige aux partenaires institutionnels de longue date, Atlantic BioHeat gère l’intégralité du système de chauffage, de la conception à la mise en service.


Pour garantir une qualité de combustible optimale, on utilise des broyeurs à bois européens, qui produisent des copeaux de taille constante, nécessaires aux systèmes de chaudières modernes. Ces chaudières sont très efficaces, moins coûteuses à opérer, et elles contribuent grandement à réduire les émissions de gaz à effet de serre comparativement aux sources d’énergie plus traditionnelles comme le mazout.


«Le bois qu’on a utilisé après Fiona ne pouvait pas servir autrement et on en a recueilli en grande quantité, tout en faisant le nettoyage de champs, parcs, etc. Il y a toujours du bois qui ne peut pas être vendu, mais l’avantage c’est qu’en le recyclant comme nous le faisons, il ne va pas aux grosses compagnies d’huile.»


M. Arsenault a d’autres projets dans sa mire, mais il lui faut plus de temps avant de les réaliser.


Atlantic BioHeat compte sur une équipe de six employés dévoués, fournissant une chaleur renouvelable fiable et d’origine locale sur toute la province.


Incendie

Le 14 janvier 2023, l’entreprise alors située à Abram-Village a été ravagée par les flammes. Ce qui ressemblait à une fin s’est rapidement transformé en début d’une nouvelle aventure. Cet été-là, la construction de leur nouvel emplacement a commencé à Wellington. Chaque jour, on a le plaisir d’entrer dans un bâtiment qui incarne la résilience, le travail acharné et le soutien de notre communauté.

Participation au Rendez-vous Acadie-Québec

M. Arsenault participait au Rendez-vous Acadie-Québec, en Gaspésie, la semaine dernière avec des représentants de RDÉÉ IPÉ. Ce Rendez-vous visait à favoriser les partenariats d’affaires, à accroître les échanges commerciaux interprovinciaux, à encourager l’innovation et la croissance et promouvoir les affaires en français.

«Les gens veulent voir ce que nous avons à offrir et on pourrait agrandir notre marché», d’ajouter M. Arsenault. «La plupart des chaudières m’appartiennent et des compagnies forestières pourraient y trouver un marché pour leurs restants de bois qu’on peut recycler. C’est un marché direct pour moi et je peux les aider.»

Il agissait comme panéliste lors de l’atelier «Économie verte : Quand les résidus des uns font le bonheur des autres : Le cas des résidus forestiers».

Pour plus d’informations, visiter le www.facebook.com/AtlanticbioheatINC.

Quand tu aimes ce que tu fais, ce n’est pas comme travailler 

Dawson Arsenault travaille comme camionneur, opérateur de machineries et mécanicien chez Atlantic BioHeat Inc., à Wellington. Il travaille aussi à la fabrication de copeaux de bois, dont il fait beaucoup de livraisons en hiver.  «J’ai commencé à travailler ici à temps plein à la fin de mes études à l’École Évangéline», de dire Dawson. «J’ai travaillé un peu au Québec, mais j’ai voulu revenir chez nous, car c’est un très bon emploi ici. Il y a des projets différents tous les jours. J’aime bien la mécanique pour réparer nos nombreuses machines, comme les broyeurs à bois, l’excavatrice, les scies, les camions, etc.»   

Dawson entend bien continuer à travailler chez Atlantic BioHeat.  «Quand tu aimes ce que tu fais, tu ne travailles pas une seule journée», dit-il.  Il travaille du lundi au vendredi et en fin de semaine s’il le faut. Parfois en hiver les plans changent à cause de la température. 

dawson

«L’industrie de la biomasse est meilleure pour les familles», de conclure Dawson. «On recycle, il n’y a pas de gaspillage et plus de bois mort dans les champs. Ça tient les forêts stables et ça protège l’environnement.»  Il souligne entre autres l’énorme nettoyage et la grande quantité de bois récupéré après la tempête Fiona.

Originaire de Saint-Chrysostome, il demeure maintenant à Mont-Carmel avec sa conjointe.

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