Avril/Mai 2017

Emmanuelle Billaux (2e de la gauche), agente de développement culturel au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, et son employeur, Nathalie Arsenault, directrice générale du Carrefour, sont les premiers à l’Île à avoir testé les modalités du programme Mobilité francophone, avec l’appui de Yoan Rousseau, de la CIF, et de Robert Maddix, agent en immigration à RDÉE Î.-P.-É.

Au mois de février 2017, Emmanuelle Billaux a commencé son emploi d’agente de développement communautaire au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean.  La nouvelle employée, et son employeur, le CISJ, sont les premiers à l’Île à avoir testé les modalités du programme «Mobilité francophone» mis en service en juin 2016 par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.    

«J’ai trouvé que le programme était vraiment simple.  En plus, j’avais Robert Maddix, le spécialiste en immigration de RDÉE Î.-P.-É., pour m’aider avec les formulaires, et j’ai aussi travaillé avec Yoan Rousseau de la Coopérative d’intégration francophone, pour faire le lien avec Emmanuelle.  Ça s’est très bien passé», a indiqué Nathalie Arsenault, directrice du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean.  

Emmanuelle Billaux, est très heureuse de se retrouver au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean et dans la communauté francophone de Charlottetown.  

«Je suis venue passer trois semaines à Charlottetown durant l’été 2014.  Il y avait des concerts gratuits chaque soir.  J’ai tout de suite voulu me trouver un emploi, mais la journée où je suis arrivée, j’ai appris que le programme “Avantage significatif francophone “ qui aurait pu m’aider, venait d’être coupé.  Je suis retournée en France pour tenter de trouver du travail.  N’en trouvant pas, je me suis dirigée vers un programme de volontariat et j’ai passé presque deux ans aux Philippines.  C’est là que j’étais lorsqu’en octobre 2016, j’ai vu sur Facebook que le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean recherchait une personne qui avait mon profil», indique Emmanuelle. 

Il faut dire que durant les trois semaines qu’elle avait passées à l’Île en 2014, Emmanuelle n’avait pas fait que du tourisme.  Elle avait rencontré Robert Maddix de RDÉE et Yoan de la CIF, pour en savoir plus sur la vie en français à l’Île.  Elle avait maintenu le contact, car elle espérait toujours venir travailler à l’Île.  

«Lorsque j’ai vu l’annonce du Carrefour, j’ai pris contact avec Robert et Yoan, puis, avec Nathalie.  En novembre, j’ai fait mon entrevue par Skype, et j’ai aussi obtenu le poste, à condition que je sois en mesure de venir vivre au Canada.  C’est là qu’on a décidé d’opter pour Mobilité francophone», dit-elle.

Selon Robert Maddix, le programme est avantageux pour les employeurs qui recherchent des employés qualifiés.  Contrairement à d’autres programmes, l’employeur n’a pas besoin d’afficher son poste pendant un nombre minimum de semaine.  

«L’employeur doit payer un frais de 230 $ pour ouvrir son dossier.  Il peut embaucher un travailleur qualifié pour un minimum de 1 mois à quatre ans.  L’employé obtient un permis de travail fermé pour la durée du contrat», ont précisé Robert Maddix et Yoan Rousseau.  

Un permis de travail fermé signifie qu’un employé n’a pas le droit de changer d’emplois ni d’aller travailler pour un autre employeur, durant la durée du contrat.  C’est un inconvénient.  Par contre, un des grands avantages de ce programme, du point de vue de l’immigration francophone, est que si l’employé opte pour un permis de travail de quatre ans, il a amplement le temps de demander et d’obtenir sa résidence permanente au Canada.

Le programme de Mobilité francophone vise les travailleurs qualifiés des pays de la francophonie.  Les travailleurs doivent obligatoirement parler français, mais l’emploi qu’ils convoitent n’a pas besoin d’être en français.  

Emmanuelle Billaux travaille en français presque tout le temps, mais sa connaissance de l’anglais lui est précieuse, pour discuter avec les clients qui louent des salles, ou qui tiennent leurs événements au Carrefour.  

Yoan Rousseau et Robert Maddix sont convaincus que d’autres organismes francophones et entreprises touristiques saisonnières auraient avantage à utiliser le programme Mobilité francophone.  En général, le délai d’attente est de six à huit semaines, ce qui est relativement court lorsqu’il est question d’immigration.  

La Voie de l’emploi en images

VE CodyClintonvideogames
Cody Clinton video games
VE connection2employment
Connection 2 employment
VE damedeetsy
Dame de Etsy