Le 25 octobre 2017

Stéphanie Hughes dirige la cuisine du Centre Belle-Alliance depuis quelques semaines.

Le nom de Stéphanie Hughes n’est pas encore très connu dans le réseau francophone.  Cela pourrait changer.  Elle vient d’être embauchée comme chef des banquets au Centre Belle-Alliance et c’est en partie grâce à son intérêt pour le français qu’elle a eu ce poste.

Stéphanie Hughes, née Lutz, n’a aucune origine acadienne ni francophone.  Cependant lorsqu’elle a commencé le français de base obligatoire en 4e année à Greenfield, elle a constaté qu’elle avait de bonnes notes.

«C’était facile pour moi, on dirait, mais je n’ai pas continué après la 10e année.  Après ma graduation de l’école Three Oaks, j’ai occupé des emplois ici et là, j’ai voyagé un peu, mais de retour à l’Île, je voyais que ma vie n’allait nulle part.  Je suis allée consulter une orienteuse professionnelle de Carreer Development Services et elle m’a suggéré deux domaines qui pourraient me plaire: la construction ou la cuisine.  J’ai choisi la cuisine parce que c’est pratique.  Il faut manger tous les jours.  Je faisais un peu de cuisine, mais pas tant que cela.   J’ai commencé ma formation au printemps 2005 dans une classe de seulement 24 étudiants, ce qui faisait bien mon affaire et j’ai fini ma formation à l’automne 2006.  Il restait 14 étudiants dans mon groupe».

Son diplôme en poche elle s’est dit : «Je peux aller n’importe où».  Elle s’est dirigée vers le Mont Tremblant au Québec, pour travailler à l’hôtel Fairmont, et faire de la planche à neige dans ses loisirs.

«Quand je suis arrivée à Tremblant, mon français était très rouillé.  J’ai occupé un poste dans la cuisine à Mont-Tremblant pendant les fêtes de Noël.  Dans cette même région, j’ai aussi travaillé dans un bar à jus et dans une pâtisserie.  Toujours dans des emplois reliés à la cuisine.  J’ai même été chef privée pour une famille riche.  J’ai aussi été monitrice de planche à neige», souligne Stéphanie.  Tous ces emplois ont fait aussi améliorer mon français».

En 2010, pour célébrer son 25e anniversaire de naissance, elle s’est offert un voyage de six mois en Europe, selon le principe de «Woofing».

Ses expériences de travail sont multiples: elle a travaillé avec le chef ontarien Michael Stadtlander, elle a travaillé sur l’un des livres de recettes de Michael Smith, elle a aussi travaillé avec le chef Paul Peters, qui est l’un de ses préférés à l’Île et elle a aussi travaillé à Glasgow Glen Farm de 2014 à 2016, puis, à la naissance de son fils, elle a ralenti un peu, mais pas beaucoup, car à peine trois semaines après la naissance, elle est devenue copropriétaire, avec son mari, de l’entreprise Small Engine Clinic, à Miscouche.  Elle travaille aussi sur appel comme cuisinière à l’hôpital du comté de Prince depuis janvier 2017.

«J’ai entendu parler de la possibilité d’un emploi au Centre Belle-Alliance par l’entremise de ma belle-mère, qui est une amie de la secrétaire de l’École-sur-Mer.  J’ai commencé à la fin du mois d’août.  Je fais les commandes, l’analyse des coûts et je planifie la cuisine pour que ce soit bon et rentable pour la cafétéria, le préscolaire et les banquets.  La saison des mariages est pas mal terminée, mais les fêtes de Noël approchent à grands pas.  Je me trouve chanceuse de travailler en français.  Je me sens de plus en plus à l’aise, et mon fils a sa place au Jardin des étoiles.  Le français, ça peut mener loin, et la cuisine aussi.

- Par Jacinthe Laforest

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