8 juin 2022
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Jean Allain.  (Photo : Gracieuseté)

C’est le 1er juin 1984, que Jean Allain commençait à travailler comme apprenti chez Atlantic Roofers Ltd., compagnie fondée en 1972 par son oncle Arthur Allain, à Cocagne, N.-B. En 1997, il devenait directeur de la succursale Atlantic Roofers PEI et en 2014, on achetait ARL et North Shore. C’est aujourd’hui la plus grande et la plus ancienne entreprise de toiture du Canada atlantique.

En racontant son cheminement de carrière, M. Allain indique qu’il a commencé à travailler dans l’entreprise de toiture de son oncle, littéralement au bas de l’échelle. «Nous étions une famille de cinq enfants», dit-il. «Et je suis le seul qui n’a pas fréquenté le collège ou l’université, carje n’aimais pas l’école. Je savais que si je voulais faire quelque chose de ma vie, il fallait que je le prouve. J’avais un grand désir d’apprendre et j’ai pris des cours qu’il fallait pour l’emploi, plusieurs pendant l’hiver et ils sont devenus mes diplômes.» 

«Je n’aurais jamais pensé que 38 ans plus tard, je serais propriétaire à 50% d’Atlantic Group of Companies», de dire M. Allain. En 1986, il est allé à l’Île pour un an afin d’aider à y installer une sixième succursale à Winsloe. Les autres succursales qui desservent les quatre provinces atlantiques sont à Moncton, Saint-Jean, Fredericton (N.-B.), et Dartmouth (N.-É.), ainsi que North Shore Roofing, à St. John’s (TNL). On a une personne à la gérance dans chacune. Le siège social est toujours à Cocagne et Atlantic MetaClad va déménager dans le parc Caledonia à Moncton.

«En 1992, j’ai déménagé à l’Île en permanence», poursuit-il. «Les débuts ont été bien modestes et, sans l’appui dema femme, je ne serai pas où j’en suis maintenant. Le téléphone sonnait 24 heures sur 24 pendant sept jours et ce ne sont pas toutes les femmes qui auraient supporté ça.» C’est à l’Île que lui et son épouse Linda ont élevé leurs fils Ricky et Jérémy. La famille est revenue à Cocagne en 2017.

Avec son partenaire, Yves Bradet, ils ont acheté l’entreprise en 2014 et détiennent chacun 50% des parts. Yves avait travaillé pour la compagnie plusieurs années et était resté dans l’industrie après son départ. Il est revenu en 2011. Il s’occupe du côté académique comme les ordinateurs, les finances tandis que Jean s’occupe du côté opérationnel de l’entreprise. Depuis février dernier, le siège social opère à partir de bureaux construits dans le parc Caledonia à Moncton.  

Jean Allain a été très actif au sein de plusieurs organismes à l’Île, dont le RDÉE, la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Î.-P.-É., Construction Association of PEI, le Club des Lions de Winsloe, le Canadian National Institute for the Blind, le conseil communautaire du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, le Comité des parents de l’École François-Buote. En 2011, il recevait le prix Lauriers de la PME, catégorie «Entreprise de service 2011», pour l’Île-du-Prince-Édouard.   

Toujours à la recherche d’employés 

L’entreprise emploie de 120 à 150 personnes et, comme c’est partout le cas actuellement, on a de la difficulté à trouver du personnel. «Sur 30 applications que nous recevons, 28 sont des gens de l’extérieur», de dire M. Allain. On cherche des personnes avec des études de base, qui sont de vrais travailleurs et qui ont une bonne éthique et une bonne attitude de travail. On leur donne la formation au besoin.  On travaille huit heures par jour ou 40 heures par semaine réparties sur cinq jours.  Il y a aussi des urgences, mais ce n’est pas monnaie courante.

«Pour nous les employés sont très importants, car on grandit avec eux et ça en prend pour aller chercher d’autres clients», d’ajouter M. Allain. «Depuis ses débuts, la compagnie a toujours reflété trois valeurs particulières qui lui tiennent à cœur : le respect du client, la qualité du service et le service personnel. Voilà comment la compagnie a bâti son excellente réputation.

Les deux fils de Jean ne sont pas intéressés à prendre la relève, alors on a embauché une direction générale afin de diriger les opérations. «Faut commencer à reculer un peu», ajoute-t-il, «et si jamais des employés démontraient de l’intérêt à prendre la relève, ça serait certainement considéré.»

M. Allain pense qu’on se dirige vers une récession en 2024. «Ce n’est pas le travail qui manque», dit-il, «mais les dépenses augmentent et seulement l’augmentation du coût de l’essence représente 150 000 $ à 200 000 $ de plus cette année pour nous et c’est être conservateur.  Ça pourrait représenter 250 000 $, mais on n’a pas le choix.» Il ajoute que des petites compagnies pourraient avoir de la difficulté à continuer leurs opérations et on pourrait en acheter si jamais elles voulaient vendre. 

«J’adore mon travail, les clients et les employés», de conclure M. Allain. «C’est toujours un plaisir de voir des employés heureux et le plus important pour le client est la communication. Je suis tellement chanceux d’avoir travaillé avec des gens aussi formidables tout au long de ma carrière. Nous avons la meilleure équipe et nous sommes si fiers de chacun. Merci pour tout ce que vous faites au quotidien, c’est grandement apprécié.»

On prépare un montage pour souligner l’histoire de la compagnie qui célèbre son 50e anniversaire. Des petites fêtes seront organisées pour souligner l’événement dans les six succursales de l’entreprise.

Pour plus d’information sur la compagnie et les services offerts, visitez le site Web  https://atlanticroofers.com.

-Claire Lanteigne

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Jean Allain et son épouse Linda.  (Photo : Rachelle Richard-Léger)

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