28 janvier 2023
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La famille comprend Jean-Marc, Mathilde et Nicole Sinnasse ainsi que le chat, Black Widow, lui aussi venu de la France.  

Nicole Sinnasse, de Summerside, est d’avis qu’il est important de bien se préparer lorsqu’on quitte son pays pour s’intégrer dans un autre.  Pour elle, l’adaptabilité et le respect de l’autre sont des éléments essentiels pour bien réussir.

Déménager de la France au Canada était un projet de famille de longue date, puisque leur fille Mathilde voulait y venir depuis l’âge de dix ans.  «Nous avons d’abord participé à un Salon Destination Canada, à Paris», dit-elle.  

«Comme notre candidature avait été retenue par différentes provinces, nous sommes venus visiter le pays avant de choisir de nous y installer et nous sommes tombés sous le charme de l’Île-du-Prince-Édouard.»  La famille décide donc de se lancer dans l’aventure, laissant leur vie en arrière, tout comme le mari et papa, Jean-Marc.  Il en a profité pour retaper et vendre leur maison.

L’arrivée à l’Île

Nicole et Mathilde sont arrivées le 7 août 2020 et Jean-Marc en 2022.  «Il faut dire que les deux ans de séparation ont été durs», d’ajouter Nicole.  «On a eu des moments de doutes au début, mais plus maintenant.  Nous avons été bien accueillis par les gens d’ici et nous étions convaincus que c’était à nous de nous intégrer, d’aller à la rencontre des gens de l’Île.»  Pour elle, l’intégration doit se faire des deux côtés, non seulement par la région d’accueil.  Elle ajoute que ça prend un an à un an et demi pour trouver ses repères dans un nouveau pays.

Milieu du travail

Avec 17 ans d’expérience en petite enfance, Nicole a tout d’abord travaillé un an au Centre de la petite enfance à Évangéline, où elle a été très bien accueillie.  Voulant essayer autre chose, elle a travaillé presque un an à La Belle-Alliance avant de revenir à ses premiers amours.  Elle est maintenant coordonnatrice des services de garde à domicile à l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (ACPEFÎPÉ).

«C’est un projet de sensibilisation et de recrutement pour des employés en petite enfance en milieu familial», poursuit-elle.  «J’adore ce que je fais, j’aime le milieu de travail, l’équipe, l’ambiance et on reçoit la formation nécessaire pour mettre le projet en place.»  Cet emploi est à trois minutes de chez elle.

Elle raconte avec humour les différents quiproquos de la langue, alors qu’un mot utilisé en France n’a pas nécessairement la même signification qu’à l’Île.  «C’est évident qu’il y a un choc des cultures», dit-elle, «mais il faut accepter les différences de l’autre et avancer avec nos spécificités.»  

En arrivant à l’Île, Nicole a commencé à faire du bénévolat, ce qui lui a donné la chance de rencontrer des gens, dont certains sont maintenant des amis très proches.  Elle a aussi participé à des activités à Summerside, Souris, Charlottetown et Tignish.  «C’est bien de s’investir dans la communauté et en retour, on a reçu diverses invitations de gens d’ici.»   

Reconnaissants d’être à l’ÎPÉ

«Nous avons la chance d’être bien ici», dit Nicole.  «Nous avons cherché nos emplois avant de déménager et tout s’est bien passé.  Notre départ a été planifié et un travail m’attendait à mon arrivée.  Je n’avais donc pas besoin de dépendre de l’état canadien.  Nous avons les pieds bien sur terre, une vie sociale bien implantée.  Et j’ai le temps de faire des choses pour moi.»   

Nicole fait partie de différents conseils d’administration.  Elle est la secrétaire du Salon du livre de  l’Î.-P.-É. et membre active du Club Richelieu.

Son mari, Jean-Marc, est le directeur des services d’appui au Collège de l’Île.

Mathilde avait étudié à l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton, avant leur déménagement.  Depuis septembre dernier, la jeune femme de 23 ans est coordonnatrice des relations et de la promotion communautaire à Bienvenue Évangéline.  Elle est aussi engagée dans divers organismes de l’Île.   

Après avoir été locataires pendant deux ans, le couple Sinnasse a acheté une maison à Summerside l’automne dernier, juste avant la nouvelle loi qui empêche l’achat de résidences par des non-résidents.  Ils sont résidents temporaires et se préparent à devenir résidents permanents.

Le couple entend demeurer à l’Île, qui fait maintenant partie de leur ADN.  Ils aiment la vie près de la mer et les petites buttes et peuvent sortir de l’Île pour visiter le reste du pays.  «Ça correspond à notre mode de vie», de conclure Nicole, «nous avons de bons amis, de nouveaux voisins sympathiques et c’est ici que nous voulons vivre.»

- Claire Lanteigne

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Nicole Sinnasse et son mari Jean-Marc apprécient beaucoup vivre à l’Î.-P.-É. et sont contents dans leur emploi.

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Nicole et sa fille Mathilde font beaucoup de bénévolat.  (Photos : Gracieuseté)

La Voie de l’emploi en images

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