28 septembre 2023
Francis Thériault, devant le bureau à Stratford. (Photo : Gracieuseté)
Après quelques années comme enseignant au Collège de l’Île et douze ans au RDÉÉ IPÉ, Francis Thériault lançait son entreprise privée d’investissement immobilier FT Ventures Inc., en 2007. Avec un ami et des partenaires, ils investissaient dans l’immobilier en achetant des maisons en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à l’ÎPÉ, entre autres.
«Les ressources n’étaient pas là au début», dit-il, «et j’ai lu plusieurs centaines de livres pour apprendre. Tu ne dois pas croire tout ce que tu lis, mais tu peux t’en inspirer.» Sa philosophie c’est que l’investissement, ça s’apprend. L’investisseur c’est un ensemble de connaissances acquises et l’épaisseur de ta couenne est souvent mise à l’épreuve. L’entrepreneur croit sincèrement que la satisfaction des clients, locataires, partenaires et investisseurs garantira le succès de l’entreprise et est la clé de sa longévité.
«À un moment donné, on avait plus de 100 propriétés résidentielles dans notre portfolio. Aujourd’hui, nous sommes davantage dans les édifices commerciaux.»
L’importance de bons conseils
«Beaucoup de gens venaient nous voir pour des conseils», poursuit-il, «des gens de 50 à 60 ans ne savaient pas s’ils auraient assez d’argent pour prendre leur retraite.» Francis rêve du jour où dans le système scolaire on enseignera comment fonctionnent l’économie, les finances et l’épargne.
En 2011, il fonde PEI Agents Realty ce qui constitue pour lui un morceau de casse-tête très important. Comme investisseur, on travaille avec plusieurs intervenants comme les banques, les avocats, les inspecteurs, les plombiers, etc., et il y a une grosse différence entre un courtier immobilier et un investisseur. Il ajoute que les amis et les connaissances sont essentiels pour créer une clientèle.
Il y a beaucoup d’agents immobiliers à l’ÎPÉ et on ne s’improvise pas agent immobilier du jour au lendemain. Pour lui c’est un emploi important, car on fait souvent affaire avec des gens qui achètent leur première maison et qui sera souvent la seule. C’est le plus gros investissement de leur vie pour la plupart. «Je veux les guider vers la bonne décision», dit-il, «et d’avoir été tellement souvent du côté vendeur et acheteur, c’est une valeur ajoutée pour plusieurs personnes. Même après plus de 1 000 transactions, on ne peut avoir toutes les réponses aux questions, comme savoir ce que le vendeur est prêt à accepter comme offre.»
Il ajoute que lorsqu’une personne cherche un courtier immobilier, elle n’est pas obligée d’appeler le premier nom qu’elle voit. Les gens peuvent aussi avoir des entrevues avec différents courtiers avant d’en choisir un. «Dans un processus de vente ou d’achat», poursuit-il, «on crée une mini-relation avec la personne et j’ai parfois référé des clients à d’autres agents parce que je ne pouvais pas bien les servir, car ils étaient dans une région différente ou cherchaient quelque chose de spécifique.»
Comme on le sait, un agent immobilier est payé quand la transaction est terminée. Lorsque l’on travaille avec des clients, c’est un investissement de temps et d’argent.
Pour Francis, il est très important que chaque client soit traité de la même manière. Pour lui, la personne qui a un seulement un peu d’argent a plus à perdre que le millionnaire. Il se fait un devoir d’offrir un service supérieur à ses clients grâce aux dernières technologies, à la connaissance du marché et à une touche personnelle.
Francis s’adonne à la photographie pour le plaisir et des petits contrats via Pei Fotoshop. Pour lui, la vie est comme un appareil photo, il faut se concentrer sur ce qui est important, capturer le moment, développer et apprendre du négatif et si les choses ne fonctionnent pas, reprenez une photo. 
- Claire Lanteigne






