
Les membres de l’équipe de hockey féminine de l’Université de l’Î.-P.-É. (Photo : Gracieuseté)
La nouvelle ligue de hockey professionnel féminin (LPHF) en Amérique du Nord donne aux joueuses de l’Île-du-Prince-Édouard l’espoir de faire carrière dans un jeu qu’elles aiment. La Ligue professionnelle de hockey féminin, qui compte trois équipes au Canada et trois aux États-Unis, a débuté en décembre et a déjà établi des records d’assistance pour le hockey féminin professionnel.
Lexie Murphy, de Kensington; Chloe McCabe, de Charlottetown et Sophie Bujold, de Riverview, au N.-B. jouent pour l’équipe de hockey féminin de l’Université de l’Î.-P.-É. Elles sont toutes trois ravies de la mise sur pied de cette nouvelle ligue qui constitue un pas vers l’égalité avec les sports masculins.
«C’est vraiment incroyable qu’on ait finalement une ligue qu’on attendait depuis très longtemps» de dire Lexie, qui joue au hockey depuis l’âge de cinq ans. «Si j’avais eu cette possibilité à envisager une carrière dans ce sport quand j’étais plus jeune, ça m’aurait certainement motivée à me pousser encore plus. J’ai grandi en jouant avec les gars à l’Île et il n’y avait pas beaucoup d’options de jouer à un plus haut niveau, sauf d’aller en Europe. Maintenant ça nous amène à un niveau plus haut ici. Les femmes ont travaillé aussi fort que les hommes pour se développer au hockey et maintenant on a une ligue sur la scène mondiale.»
«Cette nouvelle ligue est inspiranteet permet maintenant aux jeunes filles de rêver de jouer le sport qu’elles aiment», de dire Chloe McCabe, étudiante en 3e année en Sciences avec majeure en Biologie. «Il n’y a plus de limites à comment loin vous pouvez rêver. Ici à l’Île, je pouvais rêver de jouer au niveau scolaire ou universitaire, ce que j’ai accompli.» 
De gauche à droite : Chloé McCabe, Sophie Bujold et Lexie Murphy. (Photos : Gracieuseté)
Les salaires
Les trois jeunes femmes s’entendent que les salaires vont continuer d’évoluer avec la promotion et l’expansion de la ligue. Pour elles, les femmes font plus qu’elles n’ont jamais fait, l’écart va se refermer et ce sera tout un exploit quand les salaires seront les mêmes que dans la Ligue nationale du hockey (LNH). Elles ajoutent que c’est un bon départ, car les joueuses de l’LPHF peuvent se suffire à elles-mêmes sans avoir à travailler en plus.
On peut rêver
Toutes trois regardent les parties, mais Sophie a un intérêt bien particulier, car sa sœur Sarah joue pour l’équipe de Montréal. Elles apprécient beaucoup le côté physique des parties et de voir les parties afficher complet est un bon signe pour le succès de cette ligue.
«C’est vraiment du bon hockey», de dire Sophie, «c’est rapide, excitant et difficile, c’est aussi bon que de regarder la Ligue nationale de hockey (LNH). C’est un signe prometteur pour le hockey féminin professionnel, qui connaît un succès limité en Amérique du Nord.»
Sophie, qui joue au hockey depuis qu’elle est très jeune, dit s’attendre à ce que la compétition au niveau universitaire s’améliore à mesure que les dépisteurs recherchent de nouvelles joueuses à engager. Pour elle, c’est formidable de voir qu’il y a plus de possibilités pour les jeunes filles qui peuvent poursuivre leur passion.
Sophie est étudiante en 4e année en Psychologie. «Je vais améliorer mon jeu afin d’avoir l’opportunité de jouer là où joue ma sœur», poursuit-elle. Si elle ne parvient pas à se qualifier chez les professionnelles, elle pourra encourager Sarah et les autres joueuses lorsqu’elle regardera les matchs à la télévision. «Elle est mon modèle, c’est sûr. Je suis très fière d’elle et j’ai hâte de voir jusqu’où elle ira. Sarah a mis tellement d’efforts pour y arriver. J’étais très excitée lorsqu’elle a compté son premier but contre Toronto. J’espère aller la voir jouer en personne éventuellement, nos parents étaient là pour la partie d’ouverture.»
À savoir si elles vont poursuivre une carrière en hockey après leurs études universitaires, Lexie souligne qu’elle pourrait considérer poursuivre d’une manière ou d’une autre. Elle termine sa quatrième année en études de l’Environnement et ne sait pas encore ses plans d’avenir, considérant aussi l’entreprise familiale qui lui offre plusieurs possibilités. Chloe n’a pas de plans pour l’instant, dépendant des études qu’elle veut poursuivre. Elle joue au hockey depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvient et ajoute que cette nouvelle ligue offre plusieurs possibilités d’emplois en plus de joueuses, dont au niveau de l’entraînement et de l’administration.
- par Claire Lanteigne






