Le 28 janvier 2026
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Plusieurs raisons motivent les retraités à retourner au travail à temps partiel, dont un revenu supplémentaire pour maintenir leur niveau de vie ou réaliser d’autres projets; l’engagement social afin de les aider à rester actifs et à rencontrer de nouvelles personnes; la stimulation mentale en continuant d’apprendre; le sentiment d’utilité en transmettant leurs compétences et en contribuant à la société et l’amélioration de la santé physique.

Ces motivations varient d’une personne à l’autre, mais elles reflètent un désir de continuer à être actif et à contribuer à la société. De plus, ces emplois à temps partiel aident l’employabilité des organisations et des entreprises qui l’apprécient grandement, car elles n’ont pas toujours des emplois à temps plein à offrir.

Originaire de Mont-Carmel, Louis Richard a fait ses études à l’École Évangéline. «Je n’aimais pas trop l’école», de dire Louis, et je n’étais pas intéressé à aller prendre des cours comme d’autres jeunes que je connaissais qui ont été formés dans différents domaines. J’ai commencé très jeune à travailler au magasin et à la station-service de mon père, Antoine, à Mont-Carmel, et la vente au détail était ce que je connaissais le mieux.»

Il a travaillé quatre ans dans un commerce de pièces d’auto, puis il est entré chez Canadian Tire à Summerside, où il est devenu gérant du département des pièces d’autos, et il y est encore comme vendeur après 48 ans et demi. 

«Six ans passés, j’ai arrêté de travailler à temps plein, mais je suis demeuré à deux jours semaine», ajoute-t-il.  «J’aime le contact avec la clientèle et même si j’aime beaucoup le sport, j’aime encore plus les pièces d’auto.»   

Pour Louis, Canadian Tire est le meilleur endroit où travailler dans la vente au détail.  «Pour une jeune personne, il n’y a pas de meilleure place pour faire une belle carrière», poursuit-il.  «La compagnie a de bons bénéfices comme le partage des profits et je suis entré là au bon moment.» 

Il ajoute que les temps ont bien changé au cours de sa carrière, dont l’arrivée des ordinateurs.  «C’est une bonne chose, mais je n’étais pas intéressé à apprendre à les utiliser.  Mais comme vous savez, j’ai dû apprendre comme les autres pour aider lesclients.»

Un bénévole très engagé

Le bénévolat occupe une partie importante de la vie de Louis. Il est responsable des arbitres du hockey mineur d’Évangéline et fait le calendrier sur papier et au téléphone, n’étant pas le plus adepte de l’ordinateur.  Il siège également au conseil d’administration de la Commission récréative Évangéline.

Chaque vendredi, il vend des billets pour la Chasse à l’As Évangéline, puis il ramasse les billets vendus à d’autres endroits et les apporte à l’édifice du Village musical acadien où se passe le tirage. 

Il va au gym une à deux fois par semaine, joue au hockey une fois par semaine et pendant l’été il joue au golf une à deux fois par semaine. Il ajoute qu’il connaît bien des gens qui ont pris leur retraite et ne savent plus quoi faire de leur temps, ce qui n’est certainement pas son cas. 

«Je ne travaille pas pour l’argent, mais pour la santé», conclut-il, «c’est bon de jaser avec le monde et c’est ce que j’aime faire. Je ne pense pasencore à la retraite définitive.»

Pour son patron Peter Cusack, avoir un employé d’expérience comme Louis est inestimable.  «Il connaît très bien son travail, aime beaucoup les gens qui apprécient ses services», dit-il.  «Je suis aussi très impressionné par son engagement dans la communauté.»

Passionnée de comptabilité

Originaire de Cap-Egmont, Paulette Richard a fait ses études à l’École Évangéline.  Elle a ensuite déménagé à Summerside, s’est mariée et a eu trois enfants.

En 2014, elle prend sa retraite de l’Agence du revenu du Canada, où elle a travaillé pendant 20 ans, après avoir occupé différents emplois au préalable, dont à La Voix acadienne, chez un concessionnaire d’auto et une banque. 

«J’ai remplacé un congé de maternité en 2014 et en 2015, à temps partiel, j’ai appuyé Michelle Arsenault pour la mise sur pied de ServiceFinances ÎPÉ», de dire Paulette.  «J’y ai travaillé une couple de fois et j’ai pris ma retraite une couple de fois.  Michelle m’avait demandé si je ferai deux jours par semaine pour six mois, et j’y suis restée jusqu’en mars 2020, alors qu’arrivait la COVID.  Je suis alors restée chez moi, car il n’y avait pas de travail.  En août 2021, on m’a demandé de revenir pour sixmois à deux jours par semaine et je suis encore ici.»

«J’adore la comptabilité», dit-elle, «et les gens avec qui je travaille sont bien, du ben bon monde. La partie la plus agréable est le midi, alors qu’on se retrouve dans la cuisine avec des gens d’autres organismes. On se régale en regardant ce que les autres mangent, en échangeant sur tout, sauf le travail.  Ici c’est ma famille de travail et j’aime bien l’atmosphère. Quand les gens me demandent si je travaille encore, je dis oui : deux jours de suite puis cinq jours de congé.»

Elle ajoute que c’est intéressant de voir ce qu’on a pu accomplir depuis les débuts de ServiceFinances ÎPÉ. On a commencé à deux et maintenant on est sept en tout qui font partie de l’équipe.  «Je vis seule et le travail m’apporte beaucoup mentalement, ça contribue à garder mon esprit sain», poursuit-elle.  «J’adore l’énergie qu’il y a ici au bureau.»   

Paulette dit ne pas travailler pour l’argent, mais c’est bien d’avoir de l’argent supplémentaire pour des voyages.  «J’adore voyager, j’ai visité l’Europe, fait des croisières, j’ai adoré celle en Alaska et la prochaine sera en Islande.  J’aime aussi voyager dans les autres provinces et j’ai bien aimé la Louisiane.»

Son passe-temps préféré est sans aucun doute le tricot.  «Je tricote des bas, toutes sortes de bas et je ne les vends pas. Je les donne en disant qu’il y a de l’amour dans chaque maille», poursuit-elle.

Elle fait partie d’un groupe de tricot le lundi soir, de la chorale The Starlings d’Angie Arsenault et, le samedi, elle joue au Canasta avec 12 paquets de cartes.   

«Je commence à sortir de mon deuil de la perte de mon mari et je vais commencer à voyager seule deux à trois fois par année, je veux le faire pendant que je suis encore mobile. Je prends la vie un jour à la fois et pour la retraite, je verrai», conclut-elle.

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La Voie de l’emploi en images

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