Juin 2017

Michel Arsenault a obtenu son doctorat en sciences biomédicales de l’Université de l’Î.-P.-É.  Une carrière en recherche s’ouvre à lui.  

En mai dernier, Michel Arsenault, fils de Donald et Denise Arsenault de Charlottetown, a obtenu son doctorat en sciences biomédicales de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.  

L’obtention de cette attestation d’études très élevées couronne un parcours de 12 années d’études postsecondaires pour ce diplômé de l’école François-Buote de la classe de 2001.

Son premier baccalauréat en sciences, obtenu à l’Université d’Ottawa a été suivi d’un stage de 10 semaines en France, où il a entre autres travaillé dans des protocoles de recherche impliquant des souris.  Une maîtrise en sciences à McGill lui a demandé deux ans et demi de plus.  

De retour à l’Île-du-Prince-Édouard, il a travaillé sous la supervision du professeur Bill Whalen, dans des recherches sur le cancer de la prostate, selon un protocole de recherche impliquant une fois de plus les souris.  Puis, Michel a interrompu ses études pour effectuer une mission de deux ans en Louisiane, en rapport avec ses croyances religieuses.  

Revenu à l’Île en 2012, il a entrepris son doctorat, sous la supervision de la chercheuse Sunny Hartwig, qui étudiait le développement du rein.  «Lorsque j’étais en Louisiane, j’ai rencontré plusieurs jeunes personnes qui souffraient d’insuffisance rénale.  Cela m’a motivé à faire mon doctorat dans le cadre de recherches sur le développement du rein.  Et comme le protocole de recherche impliquait des souris, et que j’avais travaillé avec les souris dans le passé, je sentais que j’avais ma place dans cette équipe de recherche.  Nous avons publié les progrès dans nos recherches en 2013 dans le journal Developmental Dynamics et en 2014 dans le Canadian Journal of Kidney Health and Disease et nos recherches ont été remarquées», précise Michel Arsenault.

Si nous profitons, de nos jours, de traitements contre le cancer et de médicaments pour soigner tous nos maux, ou presque, c’est grâce à des chercheurs en sciences biomédicales, comme Michel Arsenault et de ceux qui les ont précédés.  En effet, tout le travail effectué par Michel Arsenault et son équipe n’aurait pas été possible si le génome humain n’avait pas encore été séquencé.  

«L’effet de certains gènes sur le développement des reins chez les souris est bien connu.  Par exemple, si on bloque l’expression du gène WT1 au niveau embryonnaire, les petites souris naissent sans reins.  En recherchant la cause de ce phénomène, nous nous sommes concentrés sur trois gènes de la même famille : le SOX4, le SOX11 et le SOX12.»

Le but de l’étude, qui se poursuit alors que Michel travaille maintenant sur un autre projet, était de comprendre le mécanisme de construction du rein dans le fœtus, pour être capable de «rallumer» ce mécanisme dans un rein malade, qui pourrait ainsi se guérir lui-même.  

«L’insuffisance rénale est un problème partout dans le monde.  Jusqu’à présent, les deux seules solutions sont la greffe ou encore la dialyse, deux solutions qui sont imparfaites.  L’un des grands défis est que lorsque le rein est complet, tout ce qui a servi à sa construction disparaît.  En travaillant sur l’expression de gènes spécifiques, nous voulons voir si c’est possible de reprogrammer les cellules, afin qu’elles soient en mesure de réparer les dommages minimes et de conserver une fonction rénale adéquate», poursuit le chercheur.  

Dans le cadre de cette recherche, Michel Arsenault travaillait précisément sur l’expression du gène SOX4.  «Nous avions l’impression qu’en bloquant l’expression de ce gène chez les souris, leurs reins avaient moins de néphrons, mais nous n’étions pas en mesure de mesurer précisément la différence.  Nous avons fait appel à un laboratoire en Australie, mais ils chargeaient plus que mon salaire d’une année pour étudier un de nos échantillons.  C’est ainsi que nous avons créé un nouveau protocole très peu couteux, en utilisant des logiciels gratuits existants et en adaptant certains équipements.  Nous avons publié ce nouveau protocole en 2014, dans une suite à notre publication initiale de 2013».

Visiblement, Michel Arsenault est passionné par cette recherche, qui lui a valu de compléter son doctorat en 2016.  

Il est donc maintenant dans l’étape postdoctorat de sa longue formation, dans une recherche sur les muscles squelettiques.

«J’ai dû modifier ou adapter mes objectifs de carrière au cours de ma formation.  J’aurais aimé travailler en milieu universitaire toute ma vie, mais je me rends compte qu’il n’y a pas assez de postes de chercheurs en milieu universitaire pour tous les chercheurs.  J’ai fait des entrevues dans des compagnies privées, à l’Île-du-Prince-Édouard et à l’extérieur de l’île, et on verra où ça nous mènera, ma femme, moi-même et nos quatre enfants.  En attendant, je poursuis mes recherches.  Mon but a toujours été de faire de la bonne science, qui permettra un jour de guérir des maladies chez les humains», dit Michel Arsenault, docteur en sciences biomédicales.

- Par Jacinthe Laforest

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