6 avril 2022
AlexHebertAlexandre Cuffley-Hébert, physiothérapeute. (Photo : Al Douglas)

Alexandre Cuffley-Hébert pratique la physiothérapie depuis deux ans et demi. Après son secondaire à Charlottetown, il a obtenu un baccalauréat en kinésiologie de l’Université de Moncton en 2017 et une maîtrise en physiothérapie de l’Université d’Ottawa en 2019. Il a pratiqué une année à Kensington avant de se joindre à Symmetrics Health à Charlottetown.

Sa passion pour la physiothérapie s’est développée après avoir travaillé comme étudiant soigneur pour l’équipe de volleyball universitaire de l’Université de Moncton, lorsqu’il faisait son baccalauréat. «J’ai pratiqué de nombreux sports en grandissant, et j’ai un intérêt particulier pour les blessures sportives et les stratégies efficaces de retour au jeu», dit-il. Alex continue de parfaire sa formation afin d’optimiser ses plans de traitement et d’offrir les meilleurs soins possible.   

«Ce qui est important avec la physiothérapie, de dire Alex, c’est qu’il faut avoir un œil sur la santé globale et non seulement traiter la blessure spécifique. Il faut aussi s’assurer que le patient ait un bon style de vie tous les jours, comme bien manger, relaxer et dormir.» 

La physio a comme rôle de vous permettre de retrouver le maximum de vos capacités physiques afin que vous puissiez réaliser vos activités quotidiennes, accomplir votre travail, pratiquer un loisir ou un sport, et ce, en fonction de votre condition et de votre potentiel de récupération. Elle favorise ainsi votre autonomie tout en vous permettant de rester actif dans votre vie personnelle et sociale.

Alex indique que les principales causes de blessures sont les chutes (avec un boom au printemps) et les mouvements répétitifs. Le changement de saison a aussi des impacts, on est parfois moins actif en hiver et en été on bouge plus en faisant de nouvelles activités. «On peut par exemple passer de longues heures à travailler dans la cour ou faire du jardinage et alors le niveau de blessure augmente parce qu’on ne faisait pas grand-chose avant», poursuit-il. 

À la clinique multidisciplinaire où il travaille, on compte trois physiothérapeutes, deux chiropracteur, deux massothérapeutes et un ostéopathe. «Si les approches de la physio peuvent être différentes de celles de la chiro, par exemple, les deux ont comme objectif d’aider les gens», dit-il. «Nous avons les techniques pour travailler ensemble en misant sur les bénéfices à long terme pour le patient.»

Alexandre est le seul professionnel bilingue de la clinique, et la réceptionniste l’est aussi.  «Ma première langue est le français et c’est pour ça que j’ai étudié à Moncton et Ottawa, car j’étais plus à l’aise d’étudier en français», dit-il.  

La clientèle comprend autant des enfants que des personnes âgées. La clinique est située dans un édifice où il y a une école privée de sports-études, alors on traite les jeunes athlètes et des sportifs de tous les âges.  Il y a aussi un foyer de soins pour les personnes âgées et une garderie. 

Alex aime travailler avec le monde et avoir de belles expériences. «L’idée c’est de les aider, de leur faire prendre conscience où est la blessure», ajoute-t-il. «La personne est habituellement stressée et veut savoir si elle va guérir. J’aime les voir changer d’humeur et leur faire comprendre pourquoi ça affecte leur vie.  Si on vieillit, on ne veut pas subir la blessure plus longtemps, car ça limite la vie de tous les jours.» Il ajoute que c’est un cercle vicieux et il leur fait comprendre que pour s’en sortir il faut ajouter d’autres facteurs et on sera plus heureux des progrès.    

Avec les athlètes, en plus de traiter la blessure, il les aide avec le jeu et leur explique pourquoi certains muscles sont plus à risque. Il faut les aider dans l’aspect professionnel, mettre plus d’emphase sur leur équipe de soins afin qu’ils voient les bénéfices là-dedans.

Alex se réjouit que la clientèle augmente continuellement et le bouche-à-oreille fait en sorte qu’on voit plus de monde.  La profession est plus connue et ce n’est pas seulement les athlètes qui peuvent en bénéficier. On n’a pas toujours besoin de référence d’un médecin pour de la physiothérapie, mais cela varie dépendamment de la compagnie d’assurance.  

Acupuncture anatomique

«La physiothérapie est une profession dans laquelle il faut toujours se perfectionner», de dire Alex. Il a suivi un cours d’acupuncture anatomique qui préconise une différente approche. Basé sur l’acupuncture traditionnelle, ce traitement se concentre sur les muscles, les nerfs et les tissus conjonctifs. Il a été démontré que l’acupuncture produit un effet analgésique, qui peut aider à soulager la douleur et augmenter la mobilité. «Ça me donne plus d’outils pour aider les gens, c’est intéressant pour le bureau et on va l’utiliser plus», dit-il.

Il vient de terminer un autre cours afin de pouvoir appuyer les personnes qui ont subi des commotions cérébrales. Il ajoute que c’est un programme étape par étape, car il ne faut pas retourner au jeu trop vite, garder un équilibre, et s’assurer qu’il n’y a pas de symptômes qui reviennent. «Ces formations augmentent mon expérience et mon expertise et me permettent de devenir meilleur», de conclure le jeune physiothérapeute.  «Je suis content d’être où je suis actuellement et aussi d’être de retour pour vivre à Charlottetown.»

- Claire Lanteigne

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