26 mai 2025
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Nous reconnaissons des ministres du gouvernement provincial qui ont reçu de l’information sur le fonctionnement du drone. De gauche à droite : Jill Burridge, ministre des Finances; Chad Mooney avec son drone; Bloyce Thompson, ministre de l’Agriculture; Robin Croucher, ministre de l’Éducation et de la Petite enfance et Darlene Compton, ministre du Développement économique, de l’Innovation et du Commerce. (Photo : Gracieuseté) 

Le Fonds de démarrage d’Innovation Î.-P.-É. permet à des entreprises de l’Île de transformer leurs idées en réalité. Chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 25 000 $ pour développer et commercialiser son innovation.

Cette année, l’une de ces bénéficiaires est l’entreprise AgronomAI, lancée par Chad Mooney. AgronomAI cherche à révolutionner l’agriculture par l’innovation, la durabilité et la précision tout en apportant une expertise aux agriculteurs et agricultrices intéressés de l’Île-du-Prince-Édouard et des Maritimes. Elle veut ainsi positionner l’Île-du-Prince-Édouard comme un leader mondial des pratiques agricoles modernes.

AgronomAI fusionne l’agronomie à l’intelligence artificielle. Ses services d’ensemencement et de pulvérisation par drone sont conçus pour les agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard. L’intelligence artificielle transforme les images et données collectées par les drones en information qui aident les fermiers à prendre des décisions plus rapides et éclairées. «Nous aurons aussi des services de pulvérisation de pesticides, lorsque ce sera légal de le faire. Ces procédés en sont encore au point de recherche et de développement», explique Chad.

Expérience et partage

Chad Mooney est originaire de l’Île-du-Prince-Édouard. Il est ingénieur civil de formation et possède une maîtrise en analyse de gestion. Après avoir travaillé 13 années dans les Forces armées canadiennes en tant qu’officier du GEMRC, il est revenu s’installer en 2022 à la ferme familiale avec son épouse Morgan, aussi originaire de l’Île. «En raison de mon travail dans les forces, mon expérience comme ingénieur et mon intérêt pour les nouvelles technologies, j’ai commencé à m’intéresser aux drones et à leur utilité potentielle pour les fermiers.» Il a complété son cours pour obtenir son certificat de pilote de drone pour opérations de base et passé deux ans à se pratiquer sur la ferme familiale avec des petits drones. «J’ai ensuite passé mon permis avancé, qui me permet d’opérer de plus gros drones», raconte Chad. «J’ai fait l’investissement pour m’en procurer un l’an dernier et l’idée m’est venue d’offrir mes services aux fermiers de la région.»

L’environnement et la santé des terres

Il est engagé envers la protection de l’environnement et croit qu’on peut utiliser la technologie pour avoir un impact positif sur la société et l’environnement. À titre d’exemple, il mentionne que les drones sont parfaits pour faire le travail d’ensemencement. «Les données collectées par les drones qui ratissent un terrain peuvent servir à détecter des parasites ou maladies dans les champs. C’est aussi une façon préventive de gérer la santé des terres et des récoltes», élabore Chad.

Selon lui, pour les agriculteurs, le manque de ressources humaines spécialisées pour faire de la reconnaissance sur le terrain est une problématique. Il avance que l’avantage de l’utilisation des drones, du point de vue commercial, est d’aider avec la reconnaissance plus rapidement. De cette façon, les personnes qui font de la reconnaissance utilisent mieux leur temps en sachant où aller examiner le terrain.

AgronomAI offre différents niveaux de service pour les agriculteurs. La corporation peut collecter les données pour un client ou peut aider un agriculteur à collecter ses propres données et ensuite faire des suivis au besoin.

Les drones

Au niveau de la pulvérisation de pesticides, il y a encore un bout de chemin à faire au niveau gouvernemental pour que tout soit en place. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) doit approuver la façon dont les produits chimiques doivent être appliqués à l’aide de drones. Chad est cependant confiant que d’ici peu, ce processus devrait aller de l’avant.

Les agriculteurs qui sont intéressés à en apprendre plus au sujet de l’utilisation de drones peuvent contacter AgronomAI pour recevoir des conseils. Chad suggère que les agriculteurs se préparent pour être prêts lorsque la réglementation fédérale sera en place. «Si on veut être pro-actif, étant donné qu’on devra attendre une autre année ou deux avant qu’un pesticide pour la pulvérisation par drone soit approuvé, on peut commencer par obtenir son certificat de base.»

Pour en savoir plus sur comment obtenir un certificat de pilote de drone vous pouvez vous rendre sur le site de Transports Canada.

J’apprécie énormément le fonds de 25 000 $ reçu d’Innovation Î.-P.-É. Il m’a permis de lancer mes opérations à plus grande échelle plus rapidement. J’ai fait des petits travaux de drone depuis trois ans, mais cette année, j’ai déjà recensé 900 acres de terrain. Avec l’argent, nous développerons du matériel d’entreposage et de l’équipement adapté au climat de l’Île-du-Prince-Édouard pour travailler sur le terrain. La remorque que j’ai ne peut pas se rendre dans un champ de patate vaseux au printemps !», conclut Chad en riant. Son but est d’utiliser ces fonds pour continuer la recherche et le développement de ses services de pulvérisation de pesticides pour être prêt à les offrir quand il sera possible de le faire.  

Pour plus d’information, il est possible de visiter le site web de la corporation : https://agronomai.ca



-Lise Frigault

 

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